VIE ÉTUDIANTE À LA NATIONAL UNIVERSITY OF SINGAPORE…(2/2)

Mon dernier billet portait principalement sur le quotidien d’un étudiant vivant sur le campus UTown de la National University of Singapore. Celui-ci s’intéressera plutôt à l’éducation prodiguée par la NUS Business School et à l’école en général. Pour les futurs étudiants en échange, ce billet constitue une façon de vous préparer à ce qui vous […]

Mon dernier billet portait principalement sur le quotidien d’un étudiant vivant sur le campus UTown de la National University of Singapore. Celui-ci s’intéressera plutôt à l’éducation prodiguée par la NUS Business School et à l’école en général. Pour les futurs étudiants en échange, ce billet constitue une façon de vous préparer à ce qui vous attend. Pour ceux qui se demandent encore où aller en échange, il est possible que vous confirmiez ou infirmiez votre choix en lisant ceci.

Les infrastructures et la localisation de la « Business School »

La NUS Business School est séparée en deux parties. La partie la plus jeune, BIZ1, est très moderne et climatisée. Au rez-de-chaussée, il y a le « Reedz Café », qui sert de la très bonne nourriture et où il est possible de se procurer un café décent au moment de la pause. C’est aussi là que l’on retrouve les bureaux administratifs. La deuxième partie, BIZ2, beaucoup plus vieille, est juste à côté. Il s’agit d’un véritable labyrinthe et je n’exagère pas. On peine à s’y retrouver! Dans cette partie, seules les classes sont climatisées. Les « corridors » sont à l’extérieur. Cependant, tout est couvert et il y a moyen d’aller partout sans se faire tremper en cas de pluie. La cantine à BIZ2 est bien meilleure que la « foodcourt » à UTown, en moins cher. Je conseille fortement le Shish Kebab Wrap au « Le Caire Café ». La bibliothèque de la « Business School » est grande et climatisée, évidemment, et elle constitue un bon endroit pour étudier.

L’École est située à environ 10 minutes d’autobus de UTown. Vous devrez prendre, comme indiqué dans mon dernier billet, l’autobus D2 pour vous y rendre, et l’autobus D1 pour retourner à UTown.

Les choix de cours

Ce sujet a déjà été traité en profondeur lors d’un billet publié au début du semestre. Je conseille fortement à tous les futurs étudiants en échange de consulter ce billet. Voici le lien pour y accéder :

http://experience.hec.ca/echanges_internationaux/2012/08/21/les-choix-de-cours-a-la-nus-business-school/

Les cours et l’horaire         

D’abord, voici la liste des cours que je suis cette session :

  • Managerial Accounting
  • Organizational Behavior
  • Strategic Management
  • Investment Analysis and Portfolio Management
  • Risk and Insurance

Les cours à la NUS Business School viennent en deux saveurs :

  • Première option : il s’agit d’un cours de trois heures comme à HEC, où il y a environ 60 personnes dans la classe et où les interactions avec le professeur sont communes.
  • Deuxième option : il y a deux séances de classe par semaine. La première regroupe plusieurs centaines d’étudiants et est théorique. Les interactions sont inexistantes et, malheureusement, tous les étudiants « jasent » pendant que le professeur parle, ce qui rend la concentration ultra-difficile. Je sais, ça vous surprend sûrement que ce soit comme cela en Asie… J’ai été surpris moi aussi! La seconde séance est consacrée à la résolution du devoir de la semaine. Attention, vous devez être présent et avoir fait le devoir : des points y sont accordés.

Au niveau de la méthode d’enseignement, c’est relativement similaire à HEC Montréal. PowerPoint et compagnie sont au rendez-vous. Rien de bien spécial à ajouter de ce côté-là.

L’horaire, cependant, est un peu plus complexe. Il est très possible d’avoir un cours qui débute à 9 h et qui se termine à 12 h alors que vous avez également un cours qui commence à 12 h et qui se termine à 15 h. Soit vous apportez votre « lunch », soit vous n’avez pas réellement le temps de manger. Ma journée du mardi se déroule ainsi et, croyez-moi, apportez votre « lunch »! Normalement, vous pourrez manger en classe.

Les évaluations et la charge de travail

C’est ici que cela se corse. Laissez-moi vous illustrer le tout par un exemple tiré de mon cours de finance. Au cours de la session, j’aurai eu comme évaluation : trois devoirs prenant environ 8 heures en équipe chacun, une étude de cas prenant environ 10 heures en équipe, deux critiques portant sur la résolution de cas des autres équipes prenant environ 5 heures chacune, une présentation orale de 25 minutes, un « quizz », un examen intra et un examen final. Effectivement, le nombre d’instances où les étudiants sont évalués est extrêmement élevé ici. Presque chaque semaine, il y a un « quizz », un devoir ou autre chose qui « compte ». La gestion du temps est la clef pour réussir tout en s’amusant et en voyageant. Ainsi, je réponds « oui » à la question suivante : « Est-ce que la charge de travail est plus grosse qu’à HEC? » Je réponds cependant « non » à la question : « Est-ce que ça veut dire que je n’aurai pas le temps de voyager ou de sortir? » La raison est simple : il suffit de bien gérer votre temps pour tout faire entrer dans votre horaire.

Le niveau de difficulté des évaluations

Vous serez surpris d’apprendre que le niveau des évaluations est équivalent, sinon plus facile, qu’à HEC Montréal. À part pour quelques examens assez corsés en finance, la plupart des travaux, devoirs, « quizz », examens, présentations, etc., sont totalement à votre portée. Vous êtes très bien préparés à affronter la compétitivité des Asiatiques. Ce n’est pas pour rien que HEC Montréal se classe avant NUS en matière d’employabilité. J’en profite pour féliciter l’École! Cliquez ici pour découvrir l’étude.

Commentaires généraux sur l’éducation                                                   

Ce qui me frappe le plus en ce qui concerne la pédagogie, c’est cette impression que j’ai que tout ce que les gens font ici, c’est se préparer aux examens. Il ne semble pas y avoir de préoccupations à se préparer pour le milieu du travail. En fait, on n’en entend presque jamais parler. Mes professeurs ne font que rarement allusion à la « vraie vie », mais parlent souvent des pièges qui peuvent survenir dans les examens. C’est peut-être une opinion personnelle, mais, à mon avis, c’est un point négatif. D’un autre côté, je dois avouer que les Singapouriens travaillent extrêmement fort. En fait, ils travaillent extrêmement longtemps sur leurs travaux, mais il y a lieu de s’interroger sur l’efficience et l’efficacité du procédé. Autre petit commentaire : il y a parfois des examens et des classes de reprises (en cas de journée fériée, par exemple) le samedi…

Finalement, mon impression par rapport à cette école est mitigée. D’un côté, les professeurs sont très compétents et ils ont de « gros diplômes », mais ils ont, selon moi, moins de pédagogie qu’à HEC Montréal. Les évaluations sont nombreuses. Vous diversifiez donc votre risque en étalant vos résultats. D’un autre côté, cela vous force à toujours être à jour et à travailler très fort pour réussir. Bref, si vous cherchez une école où vous aller vous détendre, vous tourner les pouces et voyager, NUS n’est pas le meilleur choix pour vous. NUS sera parfait si vous voulez mettre à l’épreuve votre capacité à bien gérer votre temps et à bien réussir à l’école tout en profitant au maximum de votre échange. Après avoir bien réussi aux examens tout en ayant voyagé beaucoup comme en témoigne mon blogue (Malaisie, Indonésie, Vietnam et Thaïlande), je peux vous assurer que c’est tout à fait possible, mais que ce n’est pas nécessairement facile.

Côté voyages, qu’est-ce qui se passe?

J’avouerai que depuis mon voyage en Thaïlande lors de la semaine de relâche, je n’ai pas eu le temps de sortir de Singapour. La charge de travail m’en empêchait. J’ai cependant profité de l’occasion pour continuer d’explorer la ville et pour planifier mes prochains voyages. Je partirai donc au Vietnam pour visiter les régions de Hanoi, de Sapa et de Ha Long Bay du 20 novembre au 27 novembre.

Après mon examen final de comptabilité du 29 novembre, je m’envolerai vers l’Inde. J’y  effectuerai un circuit du 30 novembre au 13 décembre.  Par la suite, je me rendrai au Sri Lanka, où je passerai les derniers jours de mon échange sur la plage, en pensant à vous, chers lecteurs, qui frissonnerez déjà  dans mon Québec natal. Ne soyez pas jaloux, je serai de retour parmi vous dès le 19 décembre, et ce ne sera pas facile de m’acclimater à l’hiver québécois!

En espérant que ces commentaires vous seront utiles, je vous dis à la prochaine.

Sincèrement,

Jasmyn Beauséjour

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