Shanghai – 1.

Bonjour, J’étudie présentement à la School of Economics and Management de Tongji University, à Shanghai. Après un bref passage il y a trois ans et demi, je suis finalement de retour à Shanghai. C’est un bonheur de pouvoir vivre mon échange dans le pays d’origine de mes parents. Ce premier post porte sur les essentiels […]

Bonjour,

J’étudie présentement à la School of Economics and Management de Tongji University, à Shanghai.

Après un bref passage il y a trois ans et demi, je suis finalement de retour à Shanghai. C’est un bonheur de pouvoir vivre mon échange dans le pays d’origine de mes parents.

Ce premier post porte sur les essentiels de la vie à Shanghai et sur le portrait de la Chine.

La ville :

Shanghai est dynamique, grouillante, immense. Elle est divisée en 17 districts : Hangpu, Luwan, Changning, Putuo, Hongkou, Minhang, Jiading, Jinshan, Songjiang, Qingpu, Nanshi, Xuhui, Jing’an, Zhabei, Yangpu, Baoshan et Pudong new area. J’habite au nord de la ville, dans le district de Yangpu (et où se situe Tongji University). Se rendre en ville prend du temps, mais le transport est très efficace. Le centre-ville est principalement situé dans Huangpu, mais personnellement je préfère de loin Putuo, Changning et Xuhui pour leur cachet. J’y reviendrais plus tard. Shanghai demeure très pollués, certes moins que Beijing, mais la plupart du temps des halos se forment autour des néons le soir et le ciel est pratiquement toujours couvert, bref, le smog se remarque.

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Le transport :

Comme mentionné plus tôt, se déplacer à Shanghai est très facile, les lignes de métro sont bien desservies, ainsi que les lignes d’autobus. On doit acheter une carte de transport au coût de 20 yuans, puis on met le montant voulu sur la carte. À chaque entrée, on doit passer la carte et à la sortie on doit la repasser : un montant est déduit selon la longueur du trajet. Seul inconvénient : l’argent part rapidement lorsque l’on fait plusieurs déplacements. Il n’y a pas de tarif étudiant. Cependant, la carte peut servir pour le métro, l’autobus, le ferry et même le taxi. Quant à moi, pour me rendre à l’université, je prends le vélo. Le vélo est vraiment très pratique, ça m’évite entre autres de devoir prendre un autobus plein à craquer, mais vraiment PLEIN à craquer et ça me sauve du temps. De plus, les routes sont bien aménagées pour les vélos et les scooters, puisque beaucoup de personnes en font l’usage. Aux heures de pointe, il y a même du traffic de bicyclettes. Il faut s’habituer cependant : la circulation c’est souvent du n’importe quoi. Et gare à nous lorsqu’on est piéton, j’en sais quelque chose. À Montréal, j’applique ce principe universel : le piéton est prioritaire. Ça va de soi. Excepté en Chine. On doit toujours faire attention même lorsque la lumière indique vert pour les piétons, car on risque de se faire faucher par une voiture ou un autobus. Je l’ai appris à mes dépens et même si cela me frustre de devoir laisser passer une voiture, je dois m’y habituer.

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La bouffe :

Aaahhh, la nourriture chinoise! C’est bon et pas cher. J’ai l’habitude d’aller me nourrir dans les petits bouis-bouis. Un bol de fraîches nouilles musulmanes pour 12 yuans, une soupe de wontons pour 9 yuans et on est repus. Le snack par excellence, matin, après-midi ou soir, c’est les bao zi. Ce sont des espèces de buns fourrés de porc, légumes ou de haricots sucrés. À côté de chez moi, une madame les vends pour  1 yuan chaque. Mais ce qui est très populaire à Shanghai, ce sont les xiaolongbao et les jiao zi. Les xiaolongbao sont des petites bouchées cuites à la vapeur dans un panier en bambou, elles sont garnies de porc ou de crabe et contiennent un petit bouillon. Attention, chaud chaud! La façon de les manger : croquer un petit bout du xiaolongbao, aspirer le bouillon et ensuite manger le xiaolongbao. Un délice. Les meilleurs sont à Fu Chun, un endroit bien connus des locaux. En ville, on trouve des vendeurs de street food : ananas, brochettes, liang pi (sortes de nouilles), shengjian (buns frits), soupe de tofu, hong shan yu (patate douce cuite), stinky tofu, Taiwan shouzhua bing (crêpe taiwanaise), rou jia mo (sandwich du Shaanxi), dan ping (crêpes-omelette) et j’en passe. Se régaler pour en moyenne 5 yuans, c’est du bonheur pour trois fois rien.

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Les Chinois et le mandarin :

Les Chinois peuvent paraître rudes et on dirait qu’ils crient tout le temps lorsqu’on les entend parler entre eux, mais dans le fond cela fait partie de la culture de crier fort. Ils ne sont pas très discrets dans le métro disons… Et ils laissent rarement faire paraître leurs émotions. Ils fument beaucoup et ils crachent dans la rue (ah, c’est si agréable d’entendre le son). Moi qui suis d’origine chinoise, je sais me débrouiller et parler le mandarin, mais j’ai beaucoup de misère à les comprendre : ils parlent très, très vite. De plus, la plupart ne parlent pas l’anglais (sauf dans les endroits touristiques), donc il vaut mieux :

1. Connaître la base du mandarin.

2. Être avec quelqu’un qui sait parler mandarin.

3. Avoir les adresses écrites en caractères.

4. Traîner sur soi un petit guide de poche pratico-pratique.

5. Downloader une application de traduction ou d’un petit dictio anglais-mandarin sur son téléphone intelligent.

Les quartiers :

Pour revenir sur les districts, mes préférés sont Putuo, Changning et Xuhui. Puisque j’apprécie particulièrement l’art, j’ai déjà visité le M50 et le Red Town 570, qui sont des quartiers uniquement consacrés à l’art, de même que beaucoup de galeries d’art et des musées. L’art contemporain et les photographes chinois sont vraiment fabuleux et impressionnants. Il y a toujours quelque  chose à faire ici, ça n’arrête jamais! Tianzifang, c’est mon endroit préféré jusqu’à présent pour déambuler dans les petites ruelles où se concentrent boutiques, cafés, restaurants et galeries. Il y règne une chouette ambiance. La Concession Française est un autre beau quartier où beaucoup d’expatriés y ont élu domicile. On ne peut également passer à côté du Bund et la promenade aménagée le long de la rivière Huangpu où on a droit à une vue sur l’impressionnant skyline de Shanghai.

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Le shopping :

Shanghai est le paradis du shopping, sans blague. On y trouve tout, des boutiques de luxe jusqu’au fake markets. Les centres commerciaux pullulent et les prix sont souvent exhorbitants. Pour avoir une idée du luxe, il vaut mieux se rendre sur Huaihai Lu. Nanjing Lu est la rue piétonne très connue où les touristes vont souvent. La partie plus amusante reste sans doute les fake markets : on y vend toutes sortes de pacotilles (accessoires, vêtements, sacs «Longchamp» ou  «Mulberry», souliers, jouets, stylos «Mont Blanc»…). La négociation est chose courante et les Chinois le font tout le temps. Inutile de dire que les vendeurs des fake markets essaient de soutirer le plus d’argent possible aux touristes. Ils gonflent les prix et il faut savoir négocier. Du plaisir en perspective, puisqu’on peut y sortir avec plusieurs articles pas chers du tout.

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Et voilà!

Mon prochain post portera sur les cours et sur Tongji University.

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