Semaine de relâche – Voyage en Thaïlande (2/3)

Dans une petite cabine où Vincent, Marina, Eugènie, Marco et toi vous entassez, vous partagez quatre lits simples. Marina et Eugènie partageront un lit. Sinon, un d’entre vous aurait dû dormir avec des étrangers dans un autre cubicule : c’est le désavantage de voyager à neuf. Vous êtes quand même bien installés. Vous regardez un film […]

Dans une petite cabine où Vincent, Marina, Eugènie, Marco et toi vous entassez, vous partagez quatre lits simples. Marina et Eugènie partageront un lit. Sinon, un d’entre vous aurait dû dormir avec des étrangers dans un autre cubicule : c’est le désavantage de voyager à neuf. Vous êtes quand même bien installés. Vous regardez un film avant de vous coucher et passez une bonne nuit, beaucoup plus confortable qu’un autobus ou un avion. Le seul problème : c’est vraiment beaucoup plus long. En autobus, vous rendre à Chiang Mai vous aurait pris environ 8 heures. Vous arrivez finalement quatre heures en retard, après 18 heures de route. Disons qu’il était temps! Alex, votre nouveau guide, vous attend à la station de train. Il vous amène directement au Little Village, votre camp de base pour les prochains jours. C’est un très bel hôtel constitué de multiples petits bungalows et d’une piscine creusée. Vous allez être bien ici.

Chiang Mai, première soirée

Vous partez tes amis et toi vers 18 h pour le centre-ville de Chiang Mai. On vous amène directement au « Night Market » un marché seulement ouvert de soir et jusqu’à minuit. Tu y manges un repas de roi pour moins de dix dollars singapouriens et tu y fais un peu de magasinage. La soirée se termine par un autre massage thaïlandais. Pour 6 SGD, cette heure de thérapie valait totalement la peine! Par la suite, retour à la « maison » et préparation de tes bagages. Tu pars demain en trekking pour les deux prochains jours.

Un tour de Dumbo? Pourquoi pas…

Tu pars à 9 h 30 de ton hôtel et te rends directement au camp d’éléphants. Tu auras la chance de monter seul sur cette bête impressionnante. Il fait chaud, tu sens le soleil qui brûle ta peau, mais tu es fichtrement heureux de vivre cela. Au début, ton éléphant te fait un peu peur avec sa grosse trompe, mais tu t’habitues vite et tu t’amuses avec lui en lui donnant des bananes et en le flattant. À un certain moment, tu peux même monter dans son cou et le guide te laisse « conduire » la bête. En fait, tu n’as pas grand-chose à faire à part tenter de ne pas tomber! C’est impressionnant, l’éléphant te tient dans son cou avec ses oreilles lorsque ça se met à « brasser ». Ce n’est pas tout à fait confortable, un cou d’éléphant, mais c’est tout une expérience!

Trekking et nuit chez les Karens

Après le tour d’éléphant, tu entames une longue randonnée en montagne. La première partie est très difficile, elle te rappelle un peu le mont Batur à Bali, sauf que cette fois il ne fait pas nuit. Il fait extrêmement chaud et c’est éprouvant. Par chance, la majorité de la randonnée se fera sur du terrain un peu moins accidenté. Tu arrêtes pour manger près d’une chute d’eau en plein milieu de la jungle et, encore une fois, tu réalises à quel point tu es chanceux et heureux de vivre tout cela. C’est un peu irréaliste.

Après environ trois heures de marche, tu arrives enfin au village où tu passeras la nuit. C’est assez rudimentaire. Tu coucheras sur le sol d’une cabane de bois en compagnie de tes huit amis. Par chance, vous aurez des moustiquaires. La douche est plutôt un boyau avec lequel tu t’arroses, et tu aimes mieux ne pas faire la description de la toilette, au cas où tes lecteurs seraient en train de manger.

Ici, tout est simple, comme dit toujours ton guide. Tu regardes autour de toi, et un peu comme tu ressentais lorsque tu étais en Afrique, tu ne te sens pas en 2012. La civilisation n’a pas encore atteint cette tribu qui a migré du Myanmar vers la Thaïlande, il y a près de 200 ans. Les habitants ont encore une tradition purement orale pour la plupart et les anciens ne comprennent pas le Thaï. Si merci se prononce « Kap Kum Klap » en Thaï, on dit « Dapluk Pado » dans le langage Karen. Néanmoins, tu te sens bien accueilli et très à l’aise dans cet endroit. Tu regardes les enfants jouer dans la terre et avec les sangliers et tu souris. Est-ce cela le bonheur? Tu ne sais pas. En même temps, tu te dis que tu pourrais certainement prendre n’importe lequel de ces enfants, lui donner une éducation décente et en faire un véritable petit Nord-Américain à succès, avec sa maison et sa famille. Ils n’auront jamais cette opportunité (remarquez bien que tu n’utilises pas le mot chance, car tu ne sais toujours pas lequel des deux mondes est le plus humain). En cela, tu trouves le tout injuste. Tu crois en l’égalité des chances fermement, et ces jeunes devront vivre à la façon Karen pour toujours. Pour certains, c’est peut-être une bonne chose, et c’est tant mieux. Pour les autres, c’est dommage qu’ils ne puissent pas se réaliser complètement. Pour eux, le dernier échelon de la pyramide de Maslow est inaccessible. Les émotions qui t’habitent à ce moment sont diverses, alors tu aimes mieux penser à autre chose : aider à préparer le repas.

Avec tes amis, vous aidez à rouler les rouleaux de printemps maison que vous aurez pour souper. Finalement, vous mangez ces excellents rouleaux, une soupe au poulet, patates et curry jaune et une assiette de poulet aigre-doux. Tout est absolument délicieux. Pour un souper dans la jungle, ça surpasse de très loin tes attentes. Ton plat préféré est la soupe au curry. C’est un véritable délice : poulet, pommes de terre et autres légumes dans un bouillon de lait de coco et curry jaune. C’est sérieusement bon. Après le repas, les enfants du village vous chantent quelques chansons et puis vous interagissez avec eux. De  très bons moments. Vous entrez ensuite dans la cabane principale où vous partagez quelques verres avec les adultes du village. Vous riez beaucoup. Tu adores cela : une véritable expérience culturelle. Tu en apprends sur eux et sur toi. Il n’est pas tellement tard, mais tout le monde est fatigué. C’est l’heure d’aller s’étendre sur le plancher de bois de la cabane commune et de tenter de dormir. Le « matelas » ne change pas tellement la dureté du sol. Toi, tu dors bien, mais tu es l’exception plus que la règle. Pendant la nuit, les coqs chantent. Tes amis se sont réveillés souvent. Toi, seulement à 6 h, et tu as pu te rendormir.

Pour le déjeuner, tout le monde mange des œufs bouillis, des ananas, des bananes et des « toasts ». Cependant, alors que les autres étaient partis préparer leurs sacs, les anciens du village t’invitent à manger avec eux leur déjeuner traditionnel. Jet et toi acceptez l’invitation et vous vous assoyez par terre avec eux. Alex vous aide à communiquer avec eux. Le déjeuner est constitué de riz et d’un ragoût de bœuf. Ce dernier est succulent : un peu épicé, il goûte beaucoup le citron. Un peu atypique comme déjeuner, mais ça ajoute à l’expérience culturelle.

À 9 h 30, tu fais tes adieux aux gens du village et tu repars en forêt. Après près de trois heures de marche, tu retrouves finalement un véhicule motorisé qui t’amène au camp de « Bamboo Rafting ».

Bamboo Rafting

Il s’agit en fait de neuf très longs morceaux de Bamboo liés ensemble. Ça flotte, donc on peut faire du rafting avec! Tu t’amuses beaucoup. Ton « capitaine » a environ douze ans et il est complètement dingue. Il saute sur les autres rafts et s’amuse à arroser tous tes amis. Tu peux même conduire le raft. Dans ton cas, tout va bien. Marco, lui, a bien failli vous fair chavirer plusieurs fois. La rivière n’est vraiment pas profonde alors ça n’aurait pas été un problème. Tu ris un bon coup sur cette rivière. Le bonheur quoi. Après le rafting, c’est retour à l’hôtel et relaxation avant de sortir à Chiang Mai.

Un bon souper et une super nuit

Vous avez un excellent repas à un restaurant nommé « Good View ». Tout près de la rivière, il offre une vue intéressante. Tu dégustes une soupe au curry vert, certainement la meilleure soupe que tu as mangée depuis très longtemps, et du bœuf frit à la thaïlandaise.

Puis, Marco, Vincent et toi voulez voir de quoi a l’air le Nightlife à Chiang Mai. En passant dans le « Red Light District », de multiples travailleuses du sexe thaïlandaises vous abordent et vous prennent par le bras. Vous déclinez toujours en riant : totalement comme vous l’aviez imaginé. Il y a aussi les lady-boys (tu laisses tes lecteurs s’imaginer de quoi il s’agit). Pour ceux-là, vous déclinez encore plus rapidement, mais vous riez encore plus. C’est un monde totalement différent de Montréal. Vous arrêtez finalement dans un bar où vous commandez quelques bières.

Une vendeuse de « cossins » vient vous voir. Pour le plaisir, vous lui dites que vous ne voulez pas de ses trucs à vendre, mais que vous aimeriez acheter son chapeau — c’est clairement un chapeau traditionnel. Huit dollars. Marco achète. Toi et Vincent êtes jaloux et vous lui faites comprendre, en signes, que vous en voudriez un aussi. Près d’une heure plus tard, vous avez tous les trois votre chapeau sur la tête. Tous ceux qui vous voient rigolent bien. Finalement vous passez du bon temps avec des gens de la place et vous vous amusez beaucoup. Tout cela te fait penser au film « Hangover II ». Tu prends quelques photos « mises en scène » pour la postérité. Voici ta préférée :

Cette soirée se termine beaucoup plus tard que prévu : le tuk-tuk que vous avez pris pour revenir de la ville vers votre hôtel s’est perdu trois fois et il est très tard lorsque vous rentrez, environ 5 h 15. Ce sera une courte nuit : vous partez demain à 9 h pour faire un tour de bicyclette dans la campagne qui entoure votre hôtel.

Le prochain billet parlera de cette dernière journée à Chiang Mai, du trajet d’autobus vers Hua Hin et de cette belle journée à la plage.

Sur ce, chers lecteurs, passez une excellente journée.

Sincèrement,

Jasmyn Beausejour

 

 

 

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