Se déplacer à Buenos Aires et « a fuera »

Bonjour futurs porteños! Dans cet article, vous trouverez toute l’information nécessaire à vos déplacements sur le continent sud-américain! Mais avant de vous apprendre à vous déplacer en Amérique Latine, il faudra apprendre à vous déplacer dans la ville et, sur ce point, Buenos Aires n’est pas de tout repos! Una cuadra = un block La […]

Bonjour futurs porteños!

Dans cet article, vous trouverez toute l’information nécessaire à vos déplacements sur le continent sud-américain! Mais avant de vous apprendre à vous déplacer en Amérique Latine, il faudra apprendre à vous déplacer dans la ville et, sur ce point, Buenos Aires n’est pas de tout repos!

Una cuadra = un block

La première chose à savoir quand on débarque à BA, c’est qu’on parle en « cuadras ». C’est l’équivalent de vos « blocks », et, la première fois que vous demanderez votre chemin – non, vous n’y échapperez pas – on vous répondra probablement quelque chose du genre « ocho cuadras paracha ». Ce mot bizarre, n’existe pas, mais c’est la reproduction phonétique de l’expression « por alla », déformée par les raccourcis de langage, et l’accent argentin qui prononce le double L [ch]. Bref, peu importe. L’important, c’est qu’ici, on se repère en cuadras, et que, globalement, la ville est quadrillée en cuadras de 100m. À pied, il faut compter entre 1min et 1min30 par cuadra, ce qui donne une bonne approximation du temps de marche entre deux points de la ville. La numérotation des rues fonctionne comme à Montréal : on change de centaine en changeant de cuadra. Vous le remarquerez vite, les rues de Buenos Aires portent, pour la plupart, le nom de personnages politiques (Plaza San Martin, Avenida del Libertador… NB : San Martin et El Libertador sont une seule et même personne. On les pardonne, l’histoire argentine n’est pas assez vieille pour pouvoir nommer toutes les rues avec des noms différents). Pas besoin de livre d’histoire, il vous suffira de «googler» les noms de rues pour tout savoir sur l’Argentine!

Colectivo it is

Bon, passons aux informations vraiment utiles. Pour se déplacer à Buenos Aires, plusieurs options : à pied, en métro, en bus, en taxi, en train, à vélo, ou à l’aide de tout autre truc qui roule. À mon avis, cette dernière option est à exclure : le trafic est toujours très dense à BA. Le vélo peut être utilisé, mais pas pour n’importe quel trajet. Vous vous rendrez vite compte que l’option « à pied » n’est pas vraiment viable non plus, étant donné l’étendue de la ville. Il reste donc : taxi, train, bus ou métro. Le train est très pratique pour traverser la ville d’un bout à l’autre (pour se rendre à la gare de Retiro par exemple) ou atteindre les alentours de Buenos Aires. Ce n’est pas plus cher que le bus, et ça évite les problèmes de trafic. Mais il ne couvre pas toute la ville évidemment. Parlons du métro à présent! Communément appelé « subte », le métro de BA vous rendra fou, à moins d’habiter dans le Micro Centro. En effet, toutes les lignes se croisent à une même extrémité de la ville, donc le Subte ne vous sera d’aucune aide, sauf si vous souhaitez vous déplacer le long d’une seule ligne. De plus, il y fait très chaud, c’est souvent bondé, et il ferme très tôt le soir. Pas de panique! Il nous reste le taxi et le bus! Les taxis ne sont pas une espèce en voie de disparition à Buenos Aires, au contraire! Par ailleurs, c’est un moyen de transport bastante barato, donc je vous le recommande absolument pour vos déplacements nocturnes! À titre d’exemple, un trajet de 10 minutes la nuit coute environ 20 pesos, soit 5 dollars. Bon, c’est bien joli tout ça, mais le reste du temps on fait comment? On prend le BUS! Hé oui, Buenos Aires, c’est le paradis du « colectivo » – ici, le mot espagnol « bus » est plutôt employé pour désigner un car. La première fois que j’ai pris le bus ici, panique totale ! Mais on s’habitue à tout, et aujourd’hui, prendre le bus n’est plus le pire moment de ma journée. Je m’explique.

Cela vous sautera aux yeux dès votre arrivée : il y a presque autant de colectivos que de voitures dans la ville. Ça, c’est un point très positif : en journée, il est rare d’attendre le bus plus de cinq minutes. L’inconvénient, c’est qu’il n’y a aucun horaire fixe, donc lorsque les bus se font plus rares – le soir par exemple – impossible de viser un horaire précis. Autre avantage de taille : les bus couvrent réellement toute la ville, donc il y a toujours une ligne pour vous amener où vous voulez. Parmi les inconvénients, notons le fait qu’en général, rien n’est indiqué sur les arrêts de bus : pas de petit dessin pour montrer le trajet du bus, pas d’indication sur la direction… Et pour couronner le tout, certaines lignes ont plusieurs trajets différents – par exemple, la ligne 39 a trois trajets différents, et le trajet de chaque colectivo est signalé par une petite pancarte sur le pare-brise. Les premiers jours, vous allez galérer, c’est certain. Mon conseil : la première chose à faire en arrivant est de se procurer un « Guia-T », petit guide contenant toute l’info nécessaire sur le réseau de bus, et des plans de la ville, quartier par quartier. Il s’achète chez n’importe quel marchand de journaux, mais n’hésitez pas à demander à un Argentin de vous apprendre à vous en servir!

Ensuite, il y a mille petites choses à savoir pour ne pas devenir fou les premiers jours :

– Tout comme les Montréalais, les porteños font la queue pour attendre le bus… mais dans l’autre sens! Ce qui est d’ailleurs beaucoup plus malin puisqu’ils peuvent voir le bus arriver sans se faire un torticolis.

– Généralement, il y a un seul arrêt de bus – « una parada » – pour plusieurs lignes de colectivos, et si on ne fait pas un signe du bras pour demander le bus, le chauffeur ne s’arrête pas!

– En entrant dans le bus, il faut parler au chauffeur. Et pas seulement pour dire « Hola, buen dia », mais surtout pour annoncer votre destination. En effet, si on veut aller plus loin, on paye plus cher. Le tarif de base est 1.10 pesos pour les courts trajets, et ça peut monter à 1.25 pesos pour les longs trajets. Pour les trajets que vous ferez tous les jours, vous finirez par vous rappeler du tarif, et pourrez directement dire « 1.20 » au chauffeur en montant dans le bus par exemple.

– Voici la partie la plus délicate : la moneda. Le paiement du bus se fait directement dans une machine qui n’accepte que les pièces. Or, vous vous en apercevrez vite : les pièces sont une espèce rare en Argentine. Parfois, la machine ne rend même pas la monnaie. Et si vous entrez dans un bus sans monnaie, on vous met dehors, sans autre forme de procès : no moneda, no colectivo. La solution? La TARJETA SUBE bien sûr! C’est une carte magnétique que l’on recharge dans un « kiosco » ou dans le métro, et qui permet de prendre le colectivo et le subte sans problème. Absolument indispensable! Procurez-vous-la le plus tôt possible en arrivant.

– TENEZ-VOUS BIEN aux barres prévues à cet effet, parce que le colectivo ici, c’est casse-gueule! Parfois je me demande où est-ce que les « chofers » de bus ont appris à conduire…

– Ne vous étonnez pas si quelqu’un rentre dans le bus pour essayer de vous vendre des choses. C’est valable aussi pour le métro. Ils vous font un petit speech, ils posent l’objet sur vos genoux, et espèrent que vous l’achetiez… Pas la peine de s’offusquer, c’est leur moyen de subsistance.

– Enfin, dernière petite consigne pour se sentir comme un porteno dans le colectivo : aller toujours plus au fond. Ce sont de vrais psychorigides sur ce point : vous aurez beau être tous entassés dans un colectivo bondé, les Argentins voudront vous dépasser pour aller plus au fond. Ne me demandez pas pourquoi, mais c’est comme ça. Du coup, l’idée est de s’enfoncer au maximum dans le bus en utilisant le moindre interstice pour se faufiler entre les gens…

Allez, courage! Ce n’est pas aussi terrible que ça en a l’air, et on finit par s’y faire!

LE site indispensable pour tous vos déplacements à Buenos Aires : http://mapa.buenosaires.gob.ar/
On entre son point de départ, son point d’arrivée, et tous les trajets possibles sont aussitôt indiqués!

Partir à l’aventure

Maintenant que vous savez tout sur les déplacements à Buenos Aires, vous pouvez envisager d’élargir vos horizons! Vous n’ignorez pas que l’Amérique Latine regorge de merveilles… Il serait dommage de ne pas en profiter pendant votre échange!

Comment se déplacer sur les longues distances? Avion? Train? Car? Bateau? Mon premier conseil est de bannir le train. Un accident très meurtrier a récemment levé le voile sur le manque d’entretien des trains argentins, et donc leur dangerosité. Il est vrai que c’est le moyen de transport le plus économique pour les longues distances sur le sol argentin, mais je ne le recommande vraiment pas. Pour les trois autres moyens de locomotion, tout dépend de votre destination. Si vous voulez profiter des plages d’Uruguay, le plus pratique, c’est le bateau. Le trajet Buenos Aires – Colonia dure seulement une heure, et vous pourrez ensuite vous déplacer en bus en Uruguay. Pour toutes les autres destinations, vous aurez le choix entre le car et l’avion. Bien entendu, l’avion est beaucoup plus rapide, mais aussi beaucoup plus cher. À moins d’avoir « budget no limit » pour votre échange, vous finirez donc par prendre le car, comme tout le monde! Les prix sont abordables, les accidents sont rares, et c’est toujours très propre. Certaines compagnies offrent un service de boisson et nourriture à bord. Vous pouvez choisir de voyager en « cama » ou en « semi-cama », les sièges cama étant plus chers car ils s’inclinent plus. Mes amis et moi voyageons toujours en semi-cama, c’est confortable et on arrive à dormir sans problème. Prévoyez de passer de lonnnngues heures dans l’autobus! J’avais moi-même un peu sous-estimé les distances en arrivant ici. Si vous n’êtes pas convaincu, regardez une carte du monde, et vous vous rendrez compte de l’étendue de l’Argentine… L’avantage, c’est que le réseau de cars est excellent sur tout le continent. Des destinations telles que La Patagonie, l’Uruguay, le Chili, le nord de l’Argentine, le Paraguay, le Brésil, et même la Bolivie et le Pérou vous attendent! Pour vous donner une idée, voici quelques exemples de trajets, leurs durées, et leurs prix respectifs en car :

– Buenos Aires – Cordoba : 10h, 250 pesos

– Buenos Aires – Mendoza : 16h, 400 pesos

– Buenos Aires – Bariloche : 22h, 615 pesos

– Buenos Aires – Santiago : 19h, 500 pesos

– Buenos Aires – Rio de Janeiro : 40h, 750 pesos

– Buenos Aires – Salta : 20h, 400 pesos

– Buenos Aires – Ushuaia : 40h, 1000 pesos

Pour prendre un car à Buenos Aires, il n’y a pas 30 000 solutions : Retiro. C’est le nom du terminal des cars, qui se trouve dans le quartier du même nom. Si vous vivez vers Palermo ou Belgrano, il vous faudra traverser toute la ville pour y aller. Je vous conseille de toujours vous y rendre en taxi, car dans ce coin, les délinquants mènent la vie dure aux touristes – j’y reviendrai dans un autre article.

Pour acheter votre billet, ce n’est pas si simple qu’on pourrait le croire, car les sites internet sont souvent défectueux et on ne peut pas toujours finaliser les transactions en ligne. Pas la peine pour autant de faire un aller-retour à Retiro pour acheter votre billet en personne. Il existe le site Plataforma 10 qui vous donnera toutes les infos sur les cars, leurs horaires, leurs tarifs, ainsi que tous les points de vente dans la ville. Il y en aura probablement un à quelques cuadras de chez vous!

Bateaux pour l’Uruguay :

–       Buquebus : http://www.buquebus.com/cache/HomeARG.html

–       Colonia Express : http://www.coloniaexpress.com/ar

Car : Plataforma 10 : http://www.plataforma10.com/

NB : Les prix indiqués sont susceptibles de (beaucoup) augmenter d’une année sur l’autre, du fait de la très forte inflation.

À lire aussi : l’article d’Éléonore Kuentz sur ses voyages en Amérique Latine :           
http://experience.hec.ca/echanges_internationaux/2012/04/19/petits-voyages-et-d%E2%80%99autres-plus-grands/

Pour tout autre renseignement : anne.chabert@hec.ca

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