Retour sur le système académique suédois

Photos du campus de l’Université de Stockholm Voilà près de 2 mois que j’ai quitté la Suède! Depuis mon retour au Québec, j’ai remarqué que l’on me posait fréquemment des questions sur le système académique suédois. Au lendemain du printemps érable, il est assez légitime que l’on veuille s’informer sur les différents systèmes d’éducation universitaires […]

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Photos du campus de l’Université de Stockholm

Voilà près de 2 mois que j’ai quitté la Suède! Depuis mon retour au Québec, j’ai remarqué que l’on me posait fréquemment des questions sur le système académique suédois. Au lendemain du printemps érable, il est assez légitime que l’on veuille s’informer sur les différents systèmes d’éducation universitaires qui existent autour du globe. Je vous partage donc dans cet article ma courte expérience au cœur de ce système qui est considéré depuis plusieurs années comme un modèle.

Pour commencer, il faut savoir que la scolarité est gratuite en Suède à l’exception de l’école maternelle et des cycles supérieurs qui sont subventionnés en partie par l’État. L’éducation est primordiale aux yeux des Suédois, c’est pour cela que le gouvernement y investit 6.3% de son PIB, comparativement à 5.7% pour la moyenne des pays membres de l’OCDE. À l’université Jönköping, seuls les étudiants faisant partis de l’EU/EEA et les étudiants en échange sont exemptés de frais de scolarité.

Jönköping est une ville universitaire suédoise typique. On y retrouve une forte concentration d’étudiants suédois et internationaux (à titre de référence, l’université Jönköping compte un effectif d’employés et étudiants internationaux de près de 75%). Sa particularité réside toutefois dans sa culture axée sur l’entreprenariat. De façon générale, j’ai pu sentir dans le cadre de mes cours que l’accent était souvent donné sur l’entrepreneurship, l’innovation et le travail d’équipe. Il existe même à quelques pas du campus le centre Science Park qui permet de financer des start-up et de fournir des ressources aux personnes qui veulent partir en affaires. J’ai eu l’occasion de visiter le superbe campus de l’université de Stockholm à la fin du semestre alors que les cerisiers fleurissaient, avec ces grands espaces verts qui faisaient vraiment penser aux campus américains! Je ne sais pas grand-chose sinon du fonctionnement de cette université à proprement parlé, mais aux dires d’une amie qui y étudiait à la faculté des Lettres, il est semblable à celui de Jönköping, dont je parle dans le paragraphe suivant.

Par rapport aux cours, je dirais que leur degré de ‘difficulté’ est similaire à celui du HEC à quelques exceptions près… À JIBS, la session est divisée en 2. Durant la première partie, j’ai suivi 2 cours : Sweden in the Global Economy (un cours d’histoire économique suédoise) et International Trade Theory (un cours avancé d’économie internationale… que je ne recommanderais pas à moins que vous ayez des bases et intérêts très forts en microéconomie et macroéconomie!). Durant la 2e partie, j’ai suivi 2 autres cours : Marketing Management (sans hésiter le cours que j’ai préféré avec des profs supers intéressants dont Adele Berndt qui avait enseigné précédemment à l’université de Johannesburg) et Issues in Development Economics (également très intéressant, portant sur les problèmes économiques dans les pays émergents avec un focus particulier sur la Chine). Tous mes cours nécessitait des lectures hebdomadaires et dans le cas d’ITT, beaucoup d’exercices vu la nature très théorique de ce cours. Il y avait des travaux d’équipe dans 3 des 4 cours suivis, certains plus demandant que d’autres et des quizs. Sinon, généralement, l’évaluation finale (qui se donnait donc près de 7-8 semaines seulement après le premier cours) représentait une grande pondération (70-80-90% du cours) et il fallait obtenir un minimum 60% dans chacun des éléments évalués pour obtenir le grade de passation E (sur une échelle de A, B donnant une mention; C,D, E et FX signifiant un échec).

J’ai tout particulièrement apprécié le fait que les profs étaient généralement très présents pour les étudiants. On a aussi eu l’occasion d’assister à des conférences de professeurs invités provenant notamment de la Suède et de la France, ce qui était un agrément très pertinent aux cours. Toutefois, le cours d’ITT serait un cours qui aurait nécessité une session complète ‘normale’ afin d’assimiler correctement toute la matière très théorique, mais qui était somme toute faisable. J’ai surtout retenu que les travaux d’équipe et les immersions en entreprise sont des formes d’évaluation concrètes et très privilégiées à JIBS et en Suède en général. Encore une fois, j’en déduis que cela est du à l’esprit entrepreneurial suédois et leur vision portée sur le développement durable et l’innovation. Plusieurs de mes colocs étudiant à la faculté de génie de l’université de Jönköping m’ont fait part de leurs projets impressionnants en design ou en génie prêts à être soumis à Ikea et d’autres entreprises! Bref, dans l’ensemble, j’ai vraiment apprécié ce système dont je n’ai eu qu’un simple aperçu, je le sais, mais qui mérite amplement à se faire connaître ailleurs!

http://www.sweden.se/fr/Accueil/Education/Faits/Enseignement-scolaire-en-Suede/

http://sciencepark.se/english/

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