Préparatifs pour Buenos Aires

Avant d'avoir pu poser le pied en Argentine, j'ai du passer à travers de longs et pénibles mois de démarches administratives et diplomatiques. Cet article aura donc pour but de prévenir mes lecteurs désireux de partir en échange: commencez les préparatifs au plus vite. L'obtention d´un visa, ainsi que la préparation du dossier d'admission à l'école partenaire, ne sont pas choses faciles.

Je profite de cette journée de pluie à San Carlos de Bariloche, en Patagonie, pour écrire mon tout premier article.

Je me présente, Eléonore, étudiante en deuxième année au BAA trilingue de HEC Montréal, née en France, à Courbevoie, mais vivant sur l’Île de Montréal depuis bientôt 12 ans. Je suis arrivée le 18 janvier dernier à Buenos Aires, car en mars prochain, je débuterai un semestre d’échange à l’université Torcuato di Tella. Les objectifs de cet échange sont multiples: tout d’abord, répondre aux conditions d’obtention de mon BAA trilingue, qui exige en effet une expérience internationale. Ensuite, devenir réellement trilingue, car bien que mes cours de Sociología de la empresa ou de Macroeconomía m´aient aidé à apprendre l’espagnol, je ne suis toujours pas à l´aise avec la langue de Don Quichotte. Et finalement, revenir à Montréal avec la tête pleine à craquer de souvenirs du genre Auberge Espagnole, et si possible, l’accent mythique des Porteños.

Toutefois, avant d’avoir pu poser le pied en Argentine, j’ai du passer à travers de longs et pénibles mois de démarches administratives et diplomatiques. Cet article aura donc pour but de prévenir mes lecteurs désireux de partir en échange: commencez les préparatifs au plus vite. L’obtention d´un visa, ainsi que la préparation du dossier d´admission à l’école partenaire, ne sont pas choses faciles.

Dossier d´admission

Je suis une personne un peu distraite, et, il me fait honte d’avoir à vous avouer que j’ai failli oublier d´envoyer mon dossier d’admission à l´Université Torcuato di Tella, et donc, de ne pas partir en échange. En effet, après que le Bureau d´activités étudiantes internationales (BAEI) m’ait confirmé mon acceptation au programme Passeport pour le Monde, j’ai cru tout bonnement que j’étais inscrite à l’école partenaire. Bien au contraire, il me fallait en fait monter un dossier comprenant formulaires d’identification, photocopies de passeport, informations médicales, preuves d’assurances, preuves de la connaissance de la langue espagnole, relevé de notes officiel, etc., pour pouvoir faire une demande d’admission au programme d´échange de la di Tella. Donc, si vous en êtes capables, envoyez le tout à Buenos Aires le plus vite possible, pour éviter d´avoir à payer des frais d´expédition rapide.

Obtention du visa: démarches canadiennes
Puisque j’ai passé au moins les 5 dernières années à Montréal, j’ai du faire la demande de mon extrait de casier judiciaire canadien. L’Argentine exige que ce document contienne vos empreintes digitales, qu’il soit authentifié par le gouvernement canadien et ensuite légalisé par le consulat de Montréal. Inutile de vous dire que ce fut l’étape la plus fastidieuse de mes préparatifs pour l´échange.

Je suis tout d’abord allez remplir un formulaire et faire mes empreintes digitales dans un bureau de ID Check, sur Jean-Talon, au coût de 80$. L´entreprise s’est chargée d’envoyer le tout à la Gendarmerie Royale du Canada, qui m’a envoyé mon extrait de casier judiciaire par la poste, deux semaines plus tard. Toute contente, je me suis présentée au consulat d’Argentine, où on m’a par la suite appris que ce document avait besoin d’être authentifié par le Bureau d’Authentification de documents, situé à Ottawa (en gros, il manquait une grosse étampe rouge sur un bout de papier). Possibilité de faire cette authentification par la poste, mais prévoir un délai de 8 semaines, voir plus durant le temps des Fêtes, « pour cause de congés statutaires », m’a-t-on dit au téléphone. Étant toujours un peu à la dernière minute, je n’avais bien sûr pas suffisamment de temps pour profiter des services des Postes Canada, et je fus dans l’obligation de rendre visite à Stephen Harper le vendredi suivant.

Voilà pour les démarches canadiennes. Le plus dur est à suivre, car l’obtention du visa se fait en Argentine. Je détaillerai les démarches dans un autre article, suite à mon rendez-vous avec la conseillère de l’université partenaire en février.

Bon à savoir
Puisque j’ai la double nationalité franco-canadienne, on m’a conseillé de refaire mon passeport français. La République d’Argentine n’impose en effet aucun frais aux ressortissants européens, contrairement aux citoyens canadiens, américains et australiens qui sont dans l’obligation de payer des frais assez élevés, applicables à chaque entrée au pays…

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