Mise en contexte à la Vietnamienne

Après l’équivalent de 30 heures de vol, en comptant l’escale à Paris et 12 heures de décalage, je suis arrivé à Saigon sous le soleil éblouissant du matin. Cependant, avant de vous en révéler davantage sur l’expérience asiatique, je préfère vous mettre en contexte. Saigon n’était pas mon premier et même n’était pas parmi mes […]

Après l’équivalent de 30 heures de vol, en comptant l’escale à Paris et 12 heures de décalage, je suis arrivé à Saigon sous le soleil éblouissant du matin. Cependant, avant de vous en révéler davantage sur l’expérience asiatique, je préfère vous mettre en contexte.

Saigon n’était pas mon premier et même n’était pas parmi mes choix. Lors de la sélection des destinations d’études, mes yeux n’en avaient que pour les villes plus connues d’Asie telles que Singapour, Hong Kong et Tokyo. Ce n’est qu’à l’automne, lors de l’entrevue avec HEChange que ce choix m’a été proposé. Sans y réfléchir, par pure intuition, Saigon m’appelait. Je ne connaissais pas Saigon ou Ho-Chi-Minh Ville avant cette entrevue, mais je connaissais le Vietnam par son passé de guerres et son économie maintenant effervescente. Bref, pour un futur entrepreneur comme moi, rien de mieux que de prendre un risque et d’aller à la découverte d’une société qui m’était méconnue.

Alors, pour en revenir à mon arrivée, c’était au début de février. La saison idéale pour explorer le sud du pays. Au Vietnam, il y a deux saisons; la saison des pluies (mai – septembre) et la saison sèche (octobre-avril), et quand il pleut, c’est tropical! En arrivant le 5 février, j’avais deux semaines libres avant la session hivernale pour m’acclimater au pays et m’installer. Par contre, le temps étant relatif, je m’y suis adapté dès la première journée. RMIT (Université d’accueille, j’y reviendrai) envoie un ou une accompagnatrice pour tous les étudiants étrangers afin de faciliter leur arriver. Pour ma part, j’ai eu la chance de rencontrer une accompagnatrice formidable, Tracy Nguyen, qui m’a accompagné dès l’Aéroport.

Cette journée fut mémorable. Premièrement, nous sommes allés à mon logement porter mes effets personnels. C’est un logement typiquement vietnamien qu’une amie d’une amie m’avait sous-loué dans un quartier pratiquement pas occidentalisé. L’immersion complète en terre méconnue. La propriétaire du logement ne parlait pas français et encore moins l’anglais et si vous pensez que le vietnamien est une langue facile, détrompez-vous. Cependant, merci à Tracy pour la traduction, rien de mieux que d’avoir des amis bilingues pour faciliter les communications. Deuxièmement, nous sommes allés à l’université voir les installations. Je vous en parlerai plus dans un prochain article. Par après nous avons mangé dans le restaurant familial de Tracy sur le Campus. Étant entre deux sessions, le campus était vide, mais les restaurants continuaient leur fonctionnement. Évidemment, quel plaisir pour des Vietnamiens de recevoir un étranger et lui faire gouter une panoplie de plats qu’il n’a jamais vu de sa vie. Parenthèse : la bouffe vietnamienne est beaucoup plus diversifiée que ce que l’on voit dans les restaurants montréalais. Bref, que du plaisir a essayé de manger avec des baguettes du riz collants avec toutes sortes de viandes et légumes! Sans compter les desserts très typiques et délicieux faits à base de lait de coco. Après le repas, pourquoi ne pas essayer de conduire une moto (scooter en québécois)? Malgré mon état de fatigue, la famille m’encourageait fortement à apprendre à conduire la moto. Ce que j’ai fait, sans problème, à mon grand étonnement. Bref, tout ça se passe entre 8 h et 12 h à mon arrivée et l’aventure n’est pas commencée.

Dans l’après-midi, après quelques balades à moto, question de se pratiquer avec le trafic légendaire de Saigon (Youtube). Tracy me propose d’accompagner sa famille pour le Têt dans une maison à la campagne. Pour les curieux, le Têt est comme nos vacances du temps des fêtes, mais suivant le Nouvel An chinois. J’étais épuisé, mais je ne voulais pas manquer une si belle occasion. Why not! Après trois heures d’auto dans la campagne, nous sommes arrivés dans une petite cabane où une quarantaine de Vietnamiens buvaient, fumaient, mangeaient et parlaient. Rendu là, mes jambes ne marchaient plus de la même façon par fatigue, et je n’avais encore rien bu.  Somme toute, la soirée c’était bien déroulé, même si je ne comprenais rien. Le karaoké, les sourires discrets, les enfants qui courraient autour, les femmes qui cuisinaient et les hommes qui semblaient surpris de ma présence, c’était une immersion complète.

Quoi de mieux pour se changer les idées en ce mettre en contexte en cette première journée à l’autre bout du monde!1558545_824263507600017_1934836256_n 1779886_824266470933054_375610805_n 1904082_824267650932936_1605640992_n

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