Le grand départ

Alors ça y est, le 13 janvier, l’heure était arrivé, je suis parti de chez moi pour toute la session d’hiver 2011 à Uppsala en Suède. Mes parents sont venus me porter à l’aéroport (merci encore à vous 2), avons mangé ensemble pour la dernière fois en 5 mois, et finalement, j’ai dû entrer dans […]

Alors ça y est, le 13 janvier, l’heure était arrivé, je suis parti de chez moi pour toute la session d’hiver 2011 à Uppsala en Suède. Mes parents sont venus me porter à l’aéroport (merci encore à vous 2), avons mangé ensemble pour la dernière fois en 5 mois, et finalement, j’ai dû entrer dans la file qui donnait sur les douanes non sans un certain sentiment que l’ennui ne tarderait pas à apparaître. En fait, j’ai assez retardé cette séparation à l’aéroport que lorsque j’étais dans la file, un agent demandait à tous les passagers du vol BA94 de passer avec lui pour être certain de ne pas arriver en retard à l’embarquement, ce qui était plutôt bien. Je n’ai même pas eu besoin de présenter mon passeport.

Une fois dans l’avion, je me suis retrouvé à ne pas avoir de voisin immédiat et il y avait une mère de famille 2 bancs à côté de moi. Celle-ci m’a donc proposé d’échanger de place avec ces 2 jeunes enfants (dont l’un d’eux portait une cravate sur un col roulé, ça m’a fait assez rire) pour qu’ils soient auprès d’elle et moi, je me suis retrouvé sur le bord de la fenêtre toujours sans voisin. Puisque mon vol était de nuit, c’était plutôt une bonne nouvelle! Autour de moi dans l’avion, je me suis plu à penser de quoi aurait l’air notre aventure si celle-ci crashait sur une île déserte; je n’aurais pas donné plus de 3 jours à la majorité d’entre eux. Résumons la situation en disant que les scénaristes de Lost ne nous auraient certainement pas choisis pour être l’aile des survivants de l’avion. Sinon, je dois dire que j’ai été très satisfait par le service de British Airways, avec un très grand choix de films et même la possibilité d’écouter le dernier album d’Arcade Fire!

6 heures de vol et 5 heures de décalage horaire plus tard, on arrive à London-Heathrow, un aéroport gigantesque où British Airways exerce un véritable monopole. En fait, je n’ai pas vu d’avion d’aucune autre compagnie aérienne là-bas, sans pour autant avoir été véritablement attentionné. Après une attente de 3 heures, on est prêts à embarquer dans le vol qui nous amènera à Stockholm. 5 minutes avant l’heure prévue du décollage, le pilote vient nous parler et nous dit : « Usually, it isn’t a good sign when you see the pilot, and this time isn’t an exception to the rule », après quoi il nous explique que les ingénieurs ont trouvé un problème avec l’une des roues de l’avion et qu’ils essayaient de la réparer. Après une quinzaine de minutes, on nous apprend qu’ils doivent « jacker » l’avion et que nous devons sortir pour faire la manœuvre en toute prudence. Toutefois, je dois encore une fois dire que British Airways ont pris soin de nous satisfaire, nous offrons un service de repas pendant le vol auquel nous n’étions pas supposé avoir accès et en nous offrons un crédit dans l’aéroport de Londres pendant le changement de roue, un crédit qui vous est très pratique quand vous n’avez pas de livres anglaises sur vous.

Enfin, après le vol qui sépare Londres de Stockholm d’environ 2 heures, j’arrive en Suède, et je prends le train pour Uppsala à même l’aéroport. L’aéroport se situe en fait à mi-chemin entre Stockholm et Uppsala et le trajet de train ne dure que 20 minutes. De plus, je n’ai pas à attendre très longtemps, puisqu’il y a un train qui part aux environs 5 minutes. À la station, mon « buddy », l’étudiant suédois qui m’est attitré pour m’aider vient me chercher et avec l’auto qu’il a empruntée, on va porter mes valises chez lui, car on est déjà en soirée et je ne peux pas prendre possession de mes clés le jour même puisque les bureaux sont fermés. Ensuite, nous allons, mon « buddy » Joel, son colocataire Jakob et moi, chez l’un de leurs amis qui organisent une petite fête. En arrivant là-bas, nous descendons tous au sous-sol de son bloc à logement où un sauna nous attend. La légende est donc vraies, les scandinaves sont de grands amateurs de saunas! Les gars me racontent même qu’il existe des compétitions d’endurance en sauna entre les Suédois, Norvégiens, Russes… et qu’un Finlandais est déjà mort brûlé par la chaleur dans une de celles-ci. C’est donc dans ce sauna que je bois mes premières bières en sol suédois. Après une douche, on remonte en haut et je suis témoin de toute la gentillesse suédoise ; je ne sais pas si c’est à cause de ma présence, mais les Suédois conversent en Anglais comme dans leur langue maternelle assez aisément, et n’ont aucune difficulté à m’inclure dans leurs conversations. Je dois dire que j’ai reçu un traitement très hospitalier. Plus tard, après ne pas avoir réussi à rentrer dans le bar où ils allaient tous, je décide de rentrer et Jakob m’offre un taxi pour retourner chez eux. Merci à lui, cela m’évite de devoir prononcer leur nom de rue.

Le lendemain, le 15, je me lève très tard puisque j’avais très peu dormi la nuit précédente. Le soleil se lève très tard ici, vers 8h AM, et il se couche vers 3h30-4h00 PM. Avec Joel, on va prendre possession de mes clés au bureau étudiant, où on se fait offrir un IKEA trip, question d’aller acheter des meubles et tout. Je décide toutefois d’attendre de voir ma chambre pour savoir de quoi j’ai besoin. On profite ensuite du fait qu’il a une auto pour aller faire une épicerie. Les épiceries sont très semblables à celles que l’on retrouve au Québec. Toutefois, tout semble toujours très cher au premier coup d’œil, étant donné la conversion d’environ 1 dollar pour 7 couronnes. Également, c’est plutôt difficile d’acheter certain produit, comme la viande et les poissons par exemple, puisque ce n’est écrit qu’en Suédois. Je ne vois pas vraiment la différence entre le Nortrulle et le Fortrulle (orthographe non-garantie) à l’œil, mais l’un coûte 29 couronnes et l’autre 89!

Ensuite, on arrive à ma résidence, et je rencontre mes 3 colocataires qui viennent tous de différents endroits en Suède. Ma chambre est assez grande, j’ai ma propre toilette et mon propre lavabo, et nous partageons à 5 la cuisine, salle à manger, et douche. Dans mon quartier, je dirais qu’il y a environ 25 blocs d’environ 150 étudiants un peu partout. Et entre tous ces blocs, il y a des centaines de vélos, un peu partout. Bien qu’il ait un peu plus de neige qu’au Québec présentement et que les rues et trottoirs ne soient pas vraiment bien déneigés, les habitants d’Uppsala se promènent beaucoup à vélo, et très peu d’entre eux prennent la peine de les verrouiller. La tendance à Uppsala pour les vélos est donc d’utiliser le premier qui est sur votre chemin. Je n’en ai pas utilisé encore, mais je vais probablement m’habituer à cette mode. Finalement, je rencontre Louis, mon ami du Québec, et j’ai mon premier contact en Français depuis quelques jours.

Ce dimanche, on se réveille assez tôt, Louis, Christophe, un autre étudiant d’HEC, et moi, pour aller marcher et visiter les environs. Nous sommes à environ 25-30 minutes de marche du centre-ville et de l’université. La ville est très jolie, toutefois, la météo est plutôt désagréable ; il y a un redoux et une fine pluie est tombée toute la journée. Le centre-ville est assez vieux, il y a plein de petites boutiques un peu partout et un centre commercial sous-terrain que l’on n’aurait probablement pas trouvé sans les indications d’un commerçant. Une rivière sépare la ville en deux, avec plusieurs petits ponts qui la traversent, et je prendrai des photos dès que la température sera plus clémente. Le plus haut bâtiment d’Uppsala est une vieille église, au centre de la ville, que l’on peut voir de partout. Sinon, il n’y a pas de tour dans la ville.

En rentrant chez moi, j’ai parlé avec mon coloc Oskar, qui étudie en histoire et qui ne vient d’une tout petite ville rendue célèbre par le fait que c’est de celle-ci que viennent les terroristes qui ont fait un attentat à Stockholm le mois dernier. Il était très sympathique, et puis, après avoir mangé du « je-ne-sais-quoi », j’ai dormi parce que je ne suis pas encore vraiment rétabli du décalage horaire.
Demain, j’aurai une rencontre et je connaîtrai davantage mon horaire. J’attends également d’avoir mes premiers cours pour pouvoir me faire une bonne impression de la beauté des Suédoises. Mais pour l’instant, j’aime bien Uppsala et je suis très enchanté par mon expérience.

Marc-Antoine

1 commentaire

  1. Emmanuel Bou

    J’ai hâte d’entendre la suite!

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