La vie en échange à Göteborg, Suède

Un mois et demi a passé depuis que je suis arrivé à Gothenburg, en Suède, pour la première fois. Un mois et demi depuis  que je me réveillais dans l’autobus après 4 heures de route depuis Copenhague en rentrant dans ma nouvelle ville, accueilli par la tour centrale du parc d’attraction Liseberg qui surplombe l’autoroute. […]

Un mois et demi a passé depuis que je suis arrivé à Gothenburg, en Suède, pour la première fois. Un mois et demi depuis  que je me réveillais dans l’autobus après 4 heures de route depuis Copenhague en rentrant dans ma nouvelle ville, accueilli par la tour centrale du parc d’attraction Liseberg qui surplombe l’autoroute. Depuis, j’ai l’impression d’avoir commencé une toute nouvelle vie : une nouvelle chambre, une nouvelle école, des nouvelles épiceries, des nouvelles rues et surtout, des nouveaux amis. C’est dans de telles situations qu’on reconnaît l’impact d’internet dans nos vies, alors que c’est la seule chose qui me permet de rester ancré dans ma vie au Québec. Le temps semble éternel ici, mais je le sens tout de même défiler à toute vitesse, à mesure que mon séjour ici mûrit. Les côtes blanches et grises de la Suède que j’apercevais par le hublot il y a à peine un mois sont déjà verdoyantes sous le soleil, et à ce que j’entends, je me trouve dans un pays qui ne fait qu’embellir à mesure que les journées s’étirent.

 

Dans le dernier mois et demi, j’ai essentiellement apprivoisé une nouvelle routine pendant 3 semaines, pour l’oublier complètement en voyageant les deux semaines suivantes, jusqu’à aujourd’hui, où de retour à Gothenburg pour quelques semaines, je retrouve un ville qui m’est rendue familière dans laquelle je m’oriente sans y penser deux fois. Dans cette publication, je partagerai ma perspective sur la ville et l’université.

 

Göteborg

 

Göteborg (qui, prononcé en suédois, ressemble sensiblement à « Yeutebori»), est la deuxième ville en importance en Suède après la capitale, Stockholm. Près de 500 000 habitants font leur vie ici, et ce nombre double si l’on inclut sa banlieue. Située à mi-chemin entre Copenhague, au Danemark, et Oslo, en Norvège, cette ville côtière et important port maritime est très accessible par train, par autobus et même par avion, avec deux aéroports qui communiquent Gothenburg avec plusieurs des grandes villes d’Europe. Lorsque HEC Montréal m’a proposé cette ville pour mon échange, j’étais un peu perplexe puisque je n’avais jamais entendu parlé de cet endroit de ma vie, et considérant que j’ai une assez bonne conscience du monde et de ses régions, ce n’était pas bon signe. Une visite rapide sur Wikipédia et j’étais rassuré de voir que Gothenburg semblait être une ville assez vivante et présente sur la scène scandinave et européenne. Un visite en chair et en os à Gothenburg et j’en étais convaincu. Entre petite ville et métropole, Göteborg a tout pour assurer une bonne qualité de vie et une expérience sociale diversifiée : de ses grandes avenues bondées de cafés et de boutiques, toujours vivantes de piétons, de tramways et d’arbres, on se retrouve dans au cœur d’immenses parcs urbains en quelques minutes.

Le parc Slottskogan au sud de la ville est un endroit merveilleux pour se promener, entre lacs, grandes pelouses vertes et collines emboisées. Un peu partout dans le parc, il y a des enclos abritant pingouins, phoques et élans.

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Ailleurs, en s’éloignant un peu plus du centre, on parvient à la côte Ouest du pays où, carte de transport en commun à la main, on peut facilement embarquer sur un traversier qui nous fera visiter les nombreuses îles qui forment l’archipel de Gothenburg.

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En ville, on retrouve un centre-ville étendu dans lequel plusieurs petits centres y sont concentrés. Le vrai centre : Kungsport-avenyen. C’est l’avenue principale pour les bars, les restaurants et le magasinage. Communément appelée Avenyn par les locaux, les autres artères de la ville ont été pavées en périphérie de celle-ci. Quelques stations de trains vers le nord, on retrouve la Gare Centrale, le grand centre commercial Nordstan, ainsi que la majorité des hôtels. Entre étudiants étrangers, on s’y réfère avec les noms de stations de tram qui s’y trouvent : Centralstation et Brunnsparken.

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À l’Ouest d’Avenyn, c’est la vieille ville et le quartier universitaire. C’est dans les bars de ce quartier que je sors le plus souvent : Handelspuben, le pub universitaire, The Queen, un bar sportif et Yaki-da, une boîte de nuit établie dans une vieille maison à 6 étages, chaque étage présentant un style et une ambiance différente.

Finalement, au sud d’Avenyn, il y a Korsvagen, qui est surtout un centre parce qu’il relie plusieurs des lignes de tramways et d’autobus de la ville. C’est ici qu’on retrouve les Gothia Towers, impressionnant centre de conférence. Il y a aussi un Centre des sciences à Korsvagen ainsi que le plus gros parc d’attractions en Scandinavie, Liseberg. C’est enfin le quartier où j’habite!

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À présent, bien que la neige a disparu et que le soleil se soit montré le visage pour 4 jours consécutifs pour la première fois depuis que je suis arrivé, il fait encore autour de 0°C et d’après ce que j’ai vu sur une carte postale lorsque j’étais à la Göteborg City Airport, la ville prend une toute autre allure vers la fin du printemps.

 

L’Université de Gothenburg : Accueil, vie étudiante et cours

 

L’université de Gothenburg est une des plus vieilles écoles de Suède. J’appartiens personnellement au département de l’Administration et donc suis étudiant de la Handel’s School of Business, Economics and Law. En tant qu’étudiant étranger, j’ai donc accès aux mêmes services et activités des deux écoles, mais c’est principalement l’association étudiante pour les étudiants étrangers de Handel’s, IntU, qui ont assuré mon intégration. En groupe d’une vingtaine de personnes, on nous attribuait des «Student Buddy», étudiants suédois qui seraient notre référence pendant le semestre. En une semaine, ma première ici, je n’ai jamais autant eu d’activités sociales à mon horaire : après les rencontres d’information et les «fika» brise-glace, la semaine d’accueil me lançait réceptions, soupers, tour guidé et partys. Parmi les plus notables, la réception pour les étudiants étrangers par la Lord Mayor «mairesse» of Gothenburg, nourriture et vin à volonté, le Pub Crawl, où en groupe de Student Buddy, on passait un bar de la ville après l’autre, et aussi les International Dinner, un pour l’université en général et un pour l’école d’administration, un méga pot Luck  où chacun apportait un repas de sa culture. Au premier souper, j’ai tenté un sucre à la crème qui finalement était trop liquide (sur la fiche descriptive, j’ai dû indiquer sauce au sucre à la crème – il s’est avéré bon accompagnateur des crêpes françaises!) et au deuxième, 3 autres québécois et moi avons fait un pouding chômeur, très réussi cette fois! Toutefois, l’aspect le plus incroyable de la semaine d’accueil : le nombre de rencontres qui se faisaient au quotidien. Nous sommes près de 200 étudiants en échange à Gothenburg présentement, en majorité des européens grâce au programme d’échange paneuropéen Erasmus, et la moitié d’entre eux je connaissais après à peine quelques jours. Je me suis fait de très bons amis pendant ces quelques jours, des Français et des Allemands, deux nationalités qui font à deux près de la moitié des étudiants en échange, mais aussi des Australiens, des Espagnols, des Italiens, des Autrichiens, des Singapouriens, des Anglais, quelques Suédois et même des Canadiens! J’ai été chanceux que les cours que j’ai choisi de suivre n’offraient aucune séance pendant la semaine d’accueil, ce qui a fait que j’ai pu pleinement en profiter. La semaine suivante par contre commençait le véritable motif de mon voyage en Suède, motif facilement éclipsé par la super vitesse à laquelle tout se déroulait depuis mon départ de Montréal. Il s’agit bien sûr des études.

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L’organisation de la vie académique diffère beaucoup de celle du Québec. Chaque session est divisée en deux sous-sessions et dans chacune d’elle, il y a deux cours. Une session en Suède comporte donc 4 cours et il est assez fréquent qu’ils se succèdent, ce qui fait qu’un seul cours n’est suivi à la fois. Il n’y a donc pas de période d’examen où on doit faire cohabiter dans notre mémoire plusieurs matières simultanément et donc beaucoup plus de temps pour se concentrer sur les projets et travaux proposés. De plus, l’horaire est assez léger, avec 2 à 3 séances de cours de 3 heures par semaine, en moyenne. C’est donc assez irrégulier comme horaire et il n’est pas rare d’avoir plusieurs jours de congé de suite, ce qui se prend très bien! Cela n’enlève pas nécessairement à la charge de travail qu’exige un cours puisque qu’on s’attend à ce que la plupart des apprentissages se fassent par la lecture à l’extérieure de la salle de classe. Les Suédois ont enfin ce qu’ils appellent un «academic quarter», c’est-à-dire que chaque heure de cours inclut 15 minutes de pause, et ce, au début de chaque heure. C’est donc dire que si l’horaire indique un cours à 9h, et bien il commence en fait à 9h15. Je ne généralise pas en disant que tous les étudiants étrangers ont cru que leur cours avait été annulé à la première séance.

 

Les résidences étudiantes

 

Trouver un endroit où vivre a été très facile à Gothenburg. C’était une simple question d’appliquer auprès de l’université et de choisir le type de chambre que je voulais. J’ai été très chanceux puisqu’en Suède, en général mais davantage dans les grandes villes comme Stockholm et Gothenburg, il y a une pénurie de logement, et ceux-ci sont très dispendieux comparativement au reste de l’Europe.

L’Université de Gothenburg et l’école de génie, Chalmers University, partagent une dizaine d’établissements résidentiels, gérés par la compagnie de logement étudiant SGS. Il existe une certaine rivalité amicale entre quelques unes des résidences, ce qui donne lieu à des tournois de lasertag, de football/soccer et de beer pong. Les résidences sont dispersées un peu partout autour de la ville, aucune n’étant située très près de l’université. C’est d’ailleurs la mienne qui est la plus rapprochée de l’école, avec en moyenne 20 minutes de voyage, ce qui se fait tout de même très bien. J’habite la résidence Olofshöjd, qui est mieux connu sous le nom «Olof» parmi les étudiants. C’est la plus grande des résidences avec près de 1400 chambres, ce qui en fait un véritable petit village étudiant à l’intérieur de la ville. Sur place, il y a un magasin, un café/bar, des tables de billard et de ping pong, des saunas, une salle d’entraînement, des laveuses-sécheuses, et beaucoup d’escaliers! Olof est situé en plein dans une côte, ce qui fait que pour se rendre n’importe où, il faut monter ou descendre un nombre semblant interminable de marches. Une fois sorti de ce petit quartier d’étudiants, il y a des épiceries, petites comme immenses, à presque tous les coins de rues, et le transport en commun est très bien organisé avec trois lignes d’autobus et deux lignes de tramway à quelques minutes à pied de chez moi.

À l’intérieur des résidences mêmes, des sous-familles de 4 à 8 étudiants partagent une même cuisine. Olof est la seule résidence étudiante de la ville pour laquelle les chambres ne comprennent pas une cuisine, mais le fait de partager est un bon moyen de se rassembler et vivre, à un certain point, une vie commune entre étudiants. La majorité du temps, par contre, la cuisine est un simple intermédiaire entre la nourriture et la chambre pendant lequel s’échangent quelques mots seulement. D’autres fois, on y reste pour manger ensemble et pour discuter plus profondément. J’habite dans un des plus petits édifices résidentiels du quartier et donc, je partage les espaces avec 3 autres personnes, dans mon cas, 2 sœurs suédoises et un monsieur italien. Dans ma chambre, j’ai ma propre salle de bain, un lit simple, un bureau, un petit fauteuil, deux fenêtres et un mini palmier ikea. Tout au tout, c’est très bien comme résidence.

 

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Dans les prochaines publications, je continuerai à raconter les péripéties de la vie d’étudiant étranger à Gothenburg, je parlerai un peu les voyages que j’ai eu la chance de vivre, et je présenterai un petit aperçu de la culture en Suède. Restez donc à la lecture!

1 commentaire

  1. Justine

    Bonjour !
    Je viens d’apprendre que je partais à Goteborg l’année prochaine et je voudrais avoir une idée de ce qu’il faut faire pour avoir un logement …
    Où as tu postulé ? Comment savais tu laquelle était la meilleure ? La plus proche ?
    Peux tu choisir d’être avec quelqu’un ?

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