Inde, quatrième partie

Après plusieurs longues heures de route, vous arrêtez finalement tout près d’Agra, à Fatehpur Sikri. Cette ville avait été construite par Akbar le grand, le troisième empereur mughal qui régna sur l’Inde. Il est d’ailleurs le grand-père de Shazam, l’homme qui construit le Taj Mahal.  Fatehpur Sikri La forteresse en grès rouge de Fatehpur Sikri […]

Après plusieurs longues heures de route, vous arrêtez finalement tout près d’Agra, à Fatehpur Sikri. Cette ville avait été construite par Akbar le grand, le troisième empereur mughal qui régna sur l’Inde. Il est d’ailleurs le grand-père de Shazam, l’homme qui construit le Taj Mahal.

 Fatehpur Sikri

La forteresse en grès rouge de Fatehpur Sikri a servi de capitale pendant de longues années à l’empereur mughal Akbar, mais cela n’avait pas toujours été ainsi. La première capitale était Agra. Cependant, lorsque l’empereur était incapable de produire un héritier mâle, il se rendit à Sikri pour rencontrer un homme spirituel reconnu. Ce dernier lui donna sa bénédiction et, peu de temps après, la femme d’Akbar conçut un héritier mâle. En l’honneur de cet homme, Akbar déplaça la capital vers Sikri, et renomma le tout Fatehpur Sikri. Quelque dix ans plus tard, la ville a dû être abandonnée par cause de manque d’eau. La capitale retourna à Agra, à quelques kilomètres de là.

Vous visitez ainsi la forteresse qui, de toute évidence, a subi des dommages causés par le temps. On t’explique que plusieurs des édifices qui apparaissent aujourd’hui tout rouges étaient autrefois couverts de feuilles d’or, de peintures et de couleurs flamboyantes. On te fait aussi remarquer la présence d’un grand nombre de symboles représentant différentes religions et cultures. L’Islam, l’hindouisme, le christianisme, le bouddhisme et le judaïsme sont représentés. Cela démontre le grand respect qu’Akbar  avait pour les autres religions. Après cette courte visite, vous vous mettez enfin en route vers le Taj Mahal.

Agra, le Taj Mahal et le fort rouge

Le Taj Mahal a été construit par le cinquième empereur mughal, Shazam, en l’honneur de sa défunte femme Mumtaz Mahal. Cette dernière est morte en donnant naissance à leur 14e enfant. Figurant sur la liste des grandes merveilles du monde, le Taj Mahal est tout à fait grandiose. Tout en marbre blanc, il reflète majestueusement l’opulence d’antan et l’amour éternel d’un homme pour sa femme. L’idée derrière sa construction : produire un paradis terrestre pour que la défunte femme quitte le paradis céleste et vienne s’y installer. Outre le marbre blanc, ce sont les incrustations de pierres précieuses et semi-précieuses dans le marbre qui font le charme de l’édifice. Évidemment, comme nous le savons tous, le Taj Mahal est identique sur ses quatre côtés. Identiquement beau et impressionnant, il va s’en dire. Il y a vraiment beaucoup de gens et prendre des photos de qualité est une épreuve de force. Tu réalises ici un fait sur la culture indienne. Tu l’avais déjà remarqué, mais ici c’est encore plus exacerbé : les Indiens n’ont aucun concept de ce que signifie faire la file. Ils vous pousseront et vous dépasseront sans hésiter même si vous allez aussi vite que vous pouvez compte tenu de la foule. C’est de même partout. Ils jouent du coude, dépassent, coupent et poussent constamment pour se rendre du point A au point B. C’est une épreuve psychologique de te laisser bousculer sans rien dire. L’apprentissage culturel est parfois difficile! Bref, outre cela, tu restes très impressionné par le Taj Mahal.

Tu visites ensuite le fort rouge d’Agra, que tu ne décriras pas à tes lecteurs, car c’est un peu la même chose que tous les autres forts que tu as visités précédemment et, si tu es victime de redondance, tu n’as aucune raison de transmettre cette dernière à tes lecteurs.

Même si la nourriture indienne est exquise, Vincent et toi ne pouvez pas vous empêcher d’aller manger un bon hamburger chez McDonald’s pour souper. L’Indien, c’est excellent, mais vous commencez à être un peu tanné de manger constamment la même chose… littéralement la même chose. Vous terminez la soirée en buvant du thé et en discutant de tout et de rien, comme vous en avez l’habitude. Tu es heureux d’avoir un compagnon de voyage avec qui tu t’entends aussi bien. Ça rend l’expérience plus enrichissante, plus facile et plus confortable.

En route vers Varanasi

Le lendemain matin, tu prends un train vers la grande ville de Jhansi, où un chauffeur t’attend pour te mener à la ville voisine d’Orchha. Tu y visites quelques temples, mais il n’y a rien de très impressionnant à signaler. Après le dîner, tu te mets en route vers la ville de Khajuraho. Tu y arrives environ quatre heures plus tard. Après un petit moment de repos à l’hôtel, tu te fais conduire à un spectacle de danse folklorique. Long d’une heure, le spectacle représente pour toi une activité qui diffère enfin des visites de monuments qui commencent à beaucoup trop se ressembler. Les danses sont hautes en couleurs et les danseuses sont très jolies.

Le lendemain, tu visites deux temples : un temple jaïn et un temple hindou. Ce dernier est particulièrement reconnu pour le caractère érotique des sculptures qui l’entoure. À noter : ce temple a été construit au onzième siècle.

Après les visites et un bon dîner, tu te rends à l’aéroport de Khajuraho où tu prendras un vol en direction de Varanasi. Là-bas, tu pourras admirer la rivière Ganges et les pèlerins qui s’y « purifient ».

Varanasi, la ville sacrée

Tu arrives à destination vers 15 h 30 et, dès 16 h, vous partez explorer la ville. Ce soir, il y a deux items au programme. D’abord, une courte visite du « Mother India Temple ». À l’intérieur de ce dernier, il y a une carte géographique de l’Inde et des pays avoisinants complètement faite de marbre. Elle est faite à l’échelle, avec une précision de 95 % et on t’indique que 760 cubes de marbre ont été utilisés dans sa construction. Tu y reconnais facilement l’Himalaya, le mont Everest, le K-2, l’Inde, le Pakistan, le Bangladesh, l’Afghanistan, la Chine, la Thaïlande, etc. C’est impressionnant de penser que tout cela a été fait avant l’ère des communications électroniques et de l’imagerie satellite.

Tu te rends ensuite au bord du Ganges, la rivière la plus sacrée dans la religion hindoue. Tu prends un petit bateau à rames et le rameur vous transporte Vincent, ton guide et toi au grand ghat de crémation. Les ghats sont de grands escaliers qui descendent dans le Ganges. Au grand ghat de crémation, entre 200 et 300 corps sont incinérés de manière naturelle chaque jour. Au moment où tu y es, il y a 12 corps en train de brûler. À ton grand étonnement, il n’y a pas de mauvaise odeur. C’est grâce à la poudre de « santal », selon ton guide. Tu vois sur ce ghat les familles des défunts veiller sur le feu sacré qui les consomme. Lorsque tout est fini, les cendres du défunt sont jetées dans l’eau du Ganges. Fait à noter, le fils aîné du défunt se rase normalement la tête lors du décès. C’est le cas, car c’est la seule partie de son corps qu’il peut vraisemblablement donner au défunt. Tout dans la religion hindoue regorge de symboles, de traditions, de coutumes. C’est fascinant.

Tu te rends ensuite au ghat principal pour assister à la prière du soir. Plusieurs centaines de personnes sont présentes pour regarder les sept prêtres offrir bâtons d’encens, fumée de santal et bougies à la rivière Ganges et aux différentes divinités de la religion hindoue. C’est un rituel pratiqué depuis très longtemps et tu le regardes avec intérêt, et incompréhension. C’est tellement différent d’une messe catholique (même si tu ne sais plus vraiment à quoi cela ressemble non plus!).  Notons que les sons de cloches servent à avertir les divinités que nous souhaitons qu’elles nous écoutent.

Après la prière, tu retournes à la voiture en rickshaw, un cyclo-pousse. Le chaos règne sur les routes de l’Inde!

Dès demain, tu prends un avion vers Delhi, où tu passeras deux jours. Ensuite, tu te dirigeras vers Colombo, au Sri Lanka, pour y passer quatre nuits. Avant l’avion, toutefois, tu fais une longue balade en bateau sur le Ganges au petit matin pour observer les pèlerins qui se baignent dans la rivière sacrée pour se laver de leurs péchés. Vous visitez par la suite le campus de l’université la plus grande (en superficie) de l’Inde. Au niveau architectural et technologique, ce n’est rien en comparaison à NUS ou HEC Montréal! Vous faites aussi la visite d’une des villes les plus sacrées du bouddhisme, Sarnath, où Bouddha aurait donné son premier sermon. Vous y voyez un temple dédié à bouddha, les ruines d’un monastère bouddhiste ainsi qu’un musée.

Delhi fera l’objet d’un dernier billet sur l’Inde, en espérant, chers lecteurs, que je me montre toujours intéressant à vos yeux!

Sur ce, chers lecteurs, bonne journée.

Sincèrement,

Jasmyn Beauséjour

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