Buenos Aires et ses dangers

Hoooooola! Qué tal? Nouvel article après une longue absence! Je m’adresse toujours aux futurs porteños… Aujourd’hui je vais vous parler SECURITÉ, car malgré son haut degré de développement, Buenos Aires n’est pas une ville aussi « safe » que Montréal. Pas d’affolement cependant! Personnellement, j’y ai passé un peu plus de six mois, et il ne m’est […]

Hoooooola! Qué tal?

Nouvel article après une longue absence! Je m’adresse toujours aux futurs porteños…

Aujourd’hui je vais vous parler SECURITÉ, car malgré son haut degré de développement, Buenos Aires n’est pas une ville aussi « safe » que Montréal. Pas d’affolement cependant! Personnellement, j’y ai passé un peu plus de six mois, et il ne m’est rien arrivé, mais c’est peut-être grâce à ma paranoïa naturelle… En tout cas, vous savez ce qu’on dit : on n’est jamais trop prudent! Voici quelques informations qui vous éviteront, je l’espère, d’avoir des ennuis une fois sur place.

Adopter la prudence-attitude

Première chose primordiale : il faut à tout prix éviter de se promener seul la nuit, car c’est à se moment-là qu’agissent en général les malfaiteurs. Il est particulièrement dangereux d’attendre le bus la nuit, à moins qu’il y ait beaucoup de monde à l’arrêt. Préférez toujours le taxi si vos moyens vous le permettent. Pour les filles, ceci s’applique doublement!

Vous vous en rendrez vite compte, l’Argentine n’est pas le paradis de l’électronique! Tout le matériel est importé et coute donc excessivement cher. D’ailleurs, s’il vous manque un équipement électronique, ne prévoyez surtout pas de l’acheter sur place… Ici, les MacBook ne courent pas les rues, et c’est pourquoi les bandits en sont friands. Évitez de vous poser à la terrasse d’un café avec votre ordinateur à la vue de tous, ce serait tenter le diable. D’une manière générale, évitez d’exhiber vos appareils électroniques dans la rue, ou même dans le bus. La discrétion sera votre meilleure alliée! Il en est de même pour les appareils photos – particulièrement les Reflex. En bonne touriste que je suis, j’ai passé toute ma première semaine l’appareil photo au cou, mais je me suis vite ravisée, car plusieurs personnes bien intentionnées m’ont interpelée dans la rue pour me mettre en garde contre les voleurs d’appareils photo. Il parait que leur technique pour vous l’arracher du cou est imparable. Une fois de plus, mieux vaut donc jouer la carte de la discrétion!

A titre d’illustration, sachez qu’en février, un touriste français a été tué pour son appareil photo. Il se trouvait Plaza San Martin – un lieu touristique – mais c’était un dimanche à 8h du matin – ce qui, en terme de foule, équivaut à se promener seul la nuit – et avait un appareil Reflex. Il n’a pas voulu donner son appareil, et il s’est fait poignarder.

Pas de panique, ceci est un cas isolé, mais on peut en tirer trois leçons :

– la discrétion avant tout

– être seul (la nuit comme le jour) vous rend très vulnérable

– ne jamais essayer de résister si on vous attaque. Si certains utilisent de fausses armes, ce n’est pas le cas de tous, et si vous refusez de coopérer, vous risquez d’y passer.

Zones à « risque »

Comme dans toute grande ville, Buenos Aires a ses quartiers tranquilles et ses quartiers plus agités. Les quelques règles énoncées précédemment s’appliquent dans toute la ville bien sur, mais voici quelques endroits où il vous faudra redoubler de vigilance :

– Retiro : J’en ai parlé dans mon précédent article sur les transports à Buenos Aires : Retiro est la principale gare routière de la ville. Située dans une zone portuaire, les alentours de la gare sont aussi peu rassurants que l’intérieur, surtout la nuit. Cette gare routière est immense, et les touristes sont la cible favorite des voleurs. Attention aux pickpockets qui profitent de la foule pour vous dérober des choses, et surtout, attention lorsque vous entrez ou sortez de la gare pour descendre ou prendre un taxi par exemple. L’intérieur de la gare est surveillé par de nombreux policiers, mais ce n’est pas le cas des alentours.

– La Boca : ce quartier possède deux ou trois rues extrêmement touristiques de jour, mais en dehors de ces quelques rues, s’y promener est assez glauque. Ne vous y aventurez pas la nuit.

– San Telmo : Aucun problème pendant la journée, mais un peu plus dangereux de nuit. Beaucoup d’étudiants en échange choisissent d’y vivre, car c’est un quartier charmant (vieilles maisons au style colonial), dynamique, et où les loyers sont moins élevés qu’à Palermo ou Recoleta.

En général, Palermo, Recoleta, Belgrano et Las Canitas sont considérés comme des quartiers tranquilles. Quant aux nombreux autres quartiers de la ville, je n’ai pas eu l’occasion de les arpenter assez pour me faire une idée… N’hésitez pas à ouvrir un guide touristique de Buenos Aires avant de vous aventurer dans une zone inconnue!

J’ai conscience que cet article vous effraiera peut-être, mais une fois de plus, il ne m’est rien arrivé au cours de ces six mois. Pourtant je suis une femme, il m’est arrivé de me promener seule la nuit, je prenais des photos avec un Reflex, je me suis baladée dans les rues non touristiques de La Boca, et je suis allée je ne sais combien de fois à Retiro! Comme quoi… pas d’affolement, mais si cet article peut vous rendre un chouia parano, vous n’en serez que moins vulnérable!

Pour toute question ou renseignement : anne.chabert@hec.ca

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