À saveur de renne

Savez-vous combien pèse un ours polaire? Hum, juste assez pour casser la glace. Bon, ma première ligne étant écrite, maintenant je peux continuer à vous raconter mon voyage. C’est fou à quel point j’ai de la difficulté à chaque semaine à écrire mon premier paragraphe. Une fois que cela est fait, la suite vient plus […]

Savez-vous combien pèse un ours polaire? Hum, juste assez pour casser la glace. Bon, ma première ligne étant écrite, maintenant je peux continuer à vous raconter mon voyage. C’est fou à quel point j’ai de la difficulté à chaque semaine à écrire mon premier paragraphe. Une fois que cela est fait, la suite vient plus facilement. La dernière semaine fut beaucoup plus tranquille que la précédente. Tout d’abord, j’ai dû prendre une bonne journée de repos lundi pour me remettre de l’échec du Canadien à la classique héritage de dimanche dernier. J’ai passé ma journée à écouter des documentaires de la BBC sur la planète Terre et ses habitants; j’ai profité pleinement de la chaleur de ma chambre pendant l’hiver suédois quoi! Veuillez prendre note ici qu’avec tous ces documentaires visionnés, je sais le poids exact d’un ours polaire, mais ça aurait fait un peu drôle de commencer mon texte par cette question et ensuite donner la vraie réponse… Sinon, ma semaine s’est divisée en trois étapes distinctes : mon premier séminaire à Uppsala, mon premier « Gasque » et mon excursion sur le gigantesque lac à une vingtaine de kilomètres de la ville.

Vendredi, j’avais mon premier séminaire, où je devais présenter un article traitant de la façon d’établir une politique économique des partis souhaitant gagner des élections selon la distribution des préférences des électeurs! Un petit sujet bien facile à traiter, dans une langue qui vous n’est pas maternelle et surtout quand que le groupe est divisé en 2 et que vous tombez dans celui où il n’y a pas d’étudiants étrangers, mais bien juste des Suédois qui sont habitués avec ce genre d’exercices et qui ne passent pas la semaine précédant ce séminaire à voyager à Riga. Bref, après m’être préparé un peu mardi, mercredi et jeudi, je me suis présenté vendredi et fais du mieux que j’ai pu, ce que j’espère sera considéré comme bien par le correcteur. Sinon, les présentations des autres étudiants étaient intéressantes aussi et le but du séminaire était de discuter après chacune du sujet présenté entre nous. Dans ce même cours, l’enseignant nous a appris un peu plus tôt au courant de la semaine que le taux de taxation pour les travailleurs présentement en Suède était d’environ 51%, et que celui-ci englobait même un petit pourcentage de taxe funéraire, ce que j’ai trouvé quand même étrange.

Après mon séminaire, je devais assister à mon premier « Gasque », un banquet traditionnel suédois pour les étudiants universitaires. Celui-ci, organisé spécialement pour les étudiants internationaux, se déroulait dans une des nations et c’était les travailleurs de celle-ci, donc des étudiants, qui étaient en charge de toute la nourriture servie. Les étudiants qui y sont conviés doivent s’y présenter en habit pour les hommes et en robe de soirée pour les demoiselles. Donc, de mon côté, je me présente tout d’abord au mauvais édifice, confondant deux nations dont les noms débutent toutes les deux par « V », ce qui me permet toutefois de rencontrer une Autrichienne qui a fait la même erreur que moi! Première nouvelle amie de la soirée! Ensuite, après s’être rendus et avoir été reçus avec du champagne, nous sommes tous invités à gagner nos places, assignées de façon à ce que nous soyons tous assis entre deux personnes du sexe opposé (homme-femme-homme-femme…). Je me retrouve donc entre une espagnole et une néerlandaise qui se sont trouvées à être très agréables à côtoyer tout au long de la soirée. Le menu de la soirée consistait en une entrée de renne, suivi d’une assiette d’orignal avec recette de patates suédoises et un dessert italien avec l’excellent chocolat Daim, qui est une spécialité scandinave et qui, au Québec, ne se retrouve qu’à être vendu au IKEA (je me suis déjà renseigné sur Internet pour mon retour). Tout ce menu était accompagné de Schnaps suédois, de bière suédoise, de vin et d’un digestif suédois également, que nous buvions après avoir porté des toasts et chanté des chansons selon le bon vouloir de l’animateur de la soirée. Bref, à travers toute cette expérience, entrecoupée par l’apparition d’un groupe folklorique, d’une chorale militaire et d’un groupe de percussionnistes, le plus agréable est de rencontrer de nouvelles personnes avec lesquelles il sera plaisant de sortir à nouveau plus tard dans la session.

J’ai abordé le chocolat Daim un peu plus tôt, et je dois vous avouer que j’adore les confiseries et les pâtisseries suédoises que je découvre à chaque semaine. Cette semaine, j’ai découvert les Punchrullar, des petits rouleaux chocolatés avec une pâte d’amandes, du cacao, du beurre et un liquide de punch. Cela s’ajoute au Kanelbulle (des espèces de beignes à la cannelle) que je mange déjà régulièrement depuis quelques semaines et qui semblent être une des spécialités suédoises. Parallèlement à ma découverte des mets suédois, cette semaine, j’ai terminé mon pré-ci-eux pot de beurre de peanuts Kraft que j’avais amené avec moi. Je me retrouve maintenant à devoir nager sans ma bouée de secours dans les eaux profondes des similis-Nutella européens (grosse poésie ici avec l’élément le plus anodin de mon texte!).

Finalement, aujourd’hui, j’ai pris le bus pour me rendre sur le lac glacé un peu au sud d’Uppsala (le trajet dure environ une demi-heure). En ne sachant pas vraiment ce que j’allais y faire, j’avais pris la peine d’amener mes patins, ce qui, comme j’ai pu le constater à mon arrivée, était une excellente idée. Le lac est fréquenté par plusieurs amateurs de plein air et une piste y est déblayée sur plusieurs dizaines de kilomètres (en fait, je crois qu’il est possible de se rendre à Stockholm par patins, si vous êtes assez courageux). J’ai donc chaussé mes patins et je me suis promené sur le lac, étant toutefois le seul à porter des patins de hockey, les autres ayant tous des patins de randonné avec de longues lames qui s’apparentent à un style « ski de fond ». Ce fut une après-midi très tranquille, et c’était la première fois de ma vie que je patinais sur une aussi longue distance sans faire du bande-à-bande.

P.S. : Un ours polaire mâle peut peser entre 400 et 600 kg généralement.

Bonne semaine,

Marc-Antoine Baril

6 commentaires

  1. Carmen

    Salut Marc-Antoine!

    J’ai acceptée ma demande finalement. Je ne pouvais pas laisser partir une si belle opportunité! J’ai très hâte à mon échange, je te redonne des nouvelles. merci de tes conseils…! Continu à bloguer!!

    Carmen

  2. Marc-Antoine Baril

    À Carmen :
    Salut, j’ai jeté un coup d’oeil au site que tu m’as suggéré, mais je crois que le B.A.E.I. prend toujours soin de la sécurité de ses élèves avant tout. Par exemple, j’ai un ami qui était sensé aller à Bangkok l’automne dernier, et comme la situation en Thaïlande était incertaine l’automne dernier, ils ont retardé son échange à l’hiver pour des questions de sécurité.
    J’ai hâte de savoir si tu vas accepter!

    À Marie-Ève:
    Salut,
    Félicitations pour ta destination et ton échange!
    J’vais essayer de continuer à écrire, promis.
    Pour ce qui de la planche à neige, je n’ai pas vraiment chercher à en faire ici parce que j’ai plus l’habitude de jouer au hockey que skier (je skis que 5-6 fois par année d’habitude), mais je connais une fille de l’Espagne ici qui a fait du snow environ 10 fois depuis qu’elle est ici, et c’est possible de faire l’aller-retour en une journée. J’crois qu’il y a des voyages d’organiser. C’est sûrement pas les Alpes comme montagnes, mais ça doit être semblable à ce que l’on retrouve au Québec.
    Tu m’ajouteras au Facebook si jamais tu veux me poser d’autres questions.

  3. Marie-Ève

    Bonjour Marc-Antoine!
    Je suis étudiante aux HEC aussi et je viens d’apprendre que je pars l’hiver prochain pour Uppsala en Suède, tout comme toi!
    C’est vraiment l’fun de te lire, ça donne vraiment envie de partir, ça l’air d’être une expérience FOLLE!
    Je me demandais si tu savais s’il était possible de faire de la planche à neige à Uppsala ou dans les alentours?? Ça m’intrigue beaucoup!
    Continues d’écrire et d’en profiter!

  4. Carmen

    Salut Marc-Antoine!

    Merci pour tes conseils! J’écris à Emmanuel tout de suite! En fait je connais quelqu’un qui est présentement en Corée, elle est enseignante en fait et ça fait à peu près quatre mois qu’elle est là. Toutfois, je me suis dis qu’elle est vraiment une personne très très passionnée de l’endroit, donc je ne sais pas si elle pourrait être une bonne référence. D’ailleurs, côté voyage, j’hésiterai même pas, j’irai tout de suite en Corée ! Mais côté étude, je ne sais pas. J’ai entendu dire qu’en Corée il est vraiment difficile de communiquer avec les gens du pays, puisque la plupart ne parle pas anglais, mais pas du tout. Et puis, j’ai été voir sur le site du voyageur du gouvernement à propos de la place, c’est un peu décevant je dois avouer. J’ai un peu peur en fait. Tu y jetteras un coup d’oeil si t’as du temps: http://www.voyage.gc.ca/countries_pays/report_rapport-fra.asp?id=153000

    Quoique je pense que comme tu le dis, peut-être que je n’aurai même pas l’opportunité de partir l’année d’après donc.. mieux vaut saisir l’occasion maintenant. J’y pense.. je te redonne des nouvelles!

    Merci encore de ta réponse si rapide ! 🙂

    Carmen

  5. Marc-Antoine Baril

    Salut Carmen!
    Tout d’abord, toutes mes félicitations! Je sais que tu n’as pas eu un de tes trois choix, mais juste le fait d’être acceptée pour les échanges est déjà quelque chose de super. Pour ce qui est de ton dilemme, je ne te connais pas vraiment donc je ne veux pas nécessairement influencer ta décision, mais je vais te dire la manière dont moi je vois les choses. Premièrement, considérant que Hong Kong et Singapore étaient dans tes 3 choix (il me semble de mémoire non?), cela voulait dire que tu avais probablement un petit penchant pour l’Asie. Avec un pied à terre à Séoul, tu auras donc la possibilité de voyager en Asie et de probablement faire les mêmes destinations que si tu avais été dans l’un de tes choix. Et deuxièmement, pour ce qui est de remettre ton échange à l’année suivante, ça devient beaucoup plus risqué parce que la correspondance des cours devient très difficile, puisque tu vas être entrée dans ta spécialisation. C’est spécialement le cas si tu vas en comptabilité, ça devient quasi-impossible de faire l’échange en troisième année je crois. Donc juste pour ces 2 facteurs, moi j’accepterais l’échange, car j’aurais peur de juste manquer l’opportunité et peut-être faire la même chose l’an prochain pour une toute autre raison et le regretter par la suite…

    Quoi qu’il en soit, tu prendras probablement la décision la plus éclairée pour toi. Peut-être que tu pourrais essayer de trouver quelqu’un qui a déjà ou fait présentement l’échange à Séoul pour t’informer?
    Tu me donneras des nouvelles!
    Marc-Antoine

    P.S. : tu demanderas l’avis d’Emmanuel aussi, allant à Tokyo, il pourra probablement te conseiller encore mieux!

  6. Carmen

    Salut Marc Antoine! J’ai eu mon verdict; destination SEOUL COREE, SOGANG UNIVERSITY. Pas dans mes trois choix, je suis dans mon dilemne, je ne sais pas si je devrais accepter ou attendre l’an prochain pour reessayer pour mes destinations! Qu’en penses tu?

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