À moi le Japon!

C’est toujours difficile de trouver les bons mots pour commencer une histoire, encore plus pour raconter une des meilleures histoires de ma vie à ce jour. Il était une fois, une petite française de Montréal, élève à HEC, qui partit en échange universitaire au Japon pour le semestre d’hiver 2010. Tout a commencé il y […]

C’est toujours difficile de trouver les bons mots pour commencer une histoire, encore plus pour raconter une des meilleures histoires de ma vie à ce jour.

Il était une fois, une petite française de Montréal, élève à HEC, qui partit en échange universitaire au Japon pour le semestre d’hiver 2010.

Tout a commencé il y a plus d’un an maintenant, quand lors d’un froid matin d’hiver, 15 minutes avant un intra d’utilisation de l’information comptable , je suis allée voir le résultat de ma destination pour mon échange universitaire (en sachant pertinemment que mon intra dépendra de si la destination me plait ou pas, mais je ne me sentais pas capable d’attendre 3h pour savoir). Verdict : APU, à Beppu au Japon.

Mais où est-ce que c’est Beppu??? Au beau milieu de la campagne Japonaise? Et bien c’est à l’Est de l’ile de Kyushu (au sud du Japon). Et c’est très connu pour les « onsens » (sources d’eau chaude transformées en bains communs de plus de 40°C).

Mon semestre d’échange a lieu entre début Avril et Fin Juillet 2010. Mon dernier examen du semestre d’automne est le 22 décembre. 3 mois et demi de temps libre. Je travaille pendant 2 mois pour mettre de l’argent de coté (le Japon est un des pays les plus chers du monde!), puis je m’envole pour 1 mois à Tokyo début Mars. Tokyo, c’était mon rêve depuis longtemps. Et je n’ai vraiment pas été déçue. 4 semaines n’ont pas suffit pour tout voir! Il y avait tellement de choses à faire : des musées originaux, des temples bouddhistes et Shinto au milieu de parcs magnifiques, des rues noires de monde et illuminées de toutes les couleurs, des boutiques pleines de gadgets dont on a pas besoin (comme des baguettes en sabre laser Star Wars), mais qu’on achète quand même….et plein d’autres choses encore! Prendre le métro le matin entre 7h et 9h est une épreuve. La rame est bondée. Les gens se tiennent debout, serrés les uns contre les autres pendant parfois plus d’une heure sans dire un mot. Le silence règne dans le métro japonais, et les personnes enrhumées sont priées de porter un masque pour ne pas gêner les autres voyageurs. Ce fut un des premiers chocs culturels en arrivant. Le meilleur remède au stress du métro est d’aller dans un « cat café ». Le concept est simple : on paye à l’heure, les boissons (soft) sont à volonté et on peut caresser tout les chats du café (les seules règles sont de se désinfecter les mains en arrivant et de ne pas prendre les chats dans les bras). J’ai beaucoup aimé cette expérience relaxante.

Le japon est aussi connu pour ses distributeurs de boissons chaudes et froides à chaque coin de rue. Il y a 1 distributeur pour 4 japonais au Japon. C’est toujours une expérience d’essayer une nouvelle boisson qu’on ne peut trouver que là bas. Et dans la plupart des restaurants, il faut introduire de l’argent dans une machine, et choisir son plat en appuyant sur un bouton (tout est écrit en japonais donc il faut choisir en fonction de la photo qui inspire le plus), puis un ticket sort de la machine et on le donne au serveur qui nous attends avec notre plat. C’est vraiment marrant comme concept.

Une des choses qui m’auront le plus marqué à Tokyo sont les barres de chocolat KitKat! Ils ont des KitKat de tout les parfums possibles et inimaginables au Japon : chocolat blanc, pouding, ginger ale, sirop d’érable, thé vert, thé earl grey au lait, wasabi, sauce soja, banane, framboise et passion, pamplemousse, maïs, patate douce, cheesecake à la fraise, melon, et bien d’autres encore. Je me suis amusée à tous les goûter!

Tokyo est une ville très insolite. La mode y est très particulière. Les « Harajuku Girls » sont vraiment très extravagantes et c’est un plaisir d’étudier leur style. Et les japonais sont d’une gentillesse incroyable. Même s’ils ne parlent pas un mot d’anglais (et que mon niveau de japonais est très faible), ils se font un devoir d’aider les gens quand on les sollicite dans la rue pour demander son chemin. Certains japonais ont fait un quart d’heure de marche avec moi pour m’amener à l’endroit ou je désirais me rendre. Et c’est vraiment une expérience humaine de communiquer avec les gens par un moyen autre que la parole. J’ai beaucoup appris sur la culture japonaise de cette manière.

Puis j’ai quitté Tokyo pour aller à APU, mon université d’échange, qui est située au sommet d’une montagne. Les étudiants en échange ont été très bien accueillis, et toutes les démarches administratives ont été organisées pour nous faciliter la vie. Les étudiants en échange doivent vivre dans les résidences de l’université. Cela permet de rencontrer pas mal de japonais, mais aussi des gens venant d’un peu partout dans le monde. Les cuisines d’étages sont un très bon endroit pour sociabiliser. Et chaque soir, il y a quelqu’un qui cuisine un plat de son pays d’origine. C’est comme ca que j’ai pu goûté beaucoup de plats japonais, mais aussi des plats coréens, autrichiens, chinois, thaïlandais, et bien d’autres encore.

Dans chaque résidence il y a un Ofuro (bain traditionnel japonais). Après s’être lavé entièrement le corps à l’extérieur du bain, on se détend dans une grande baignoire d’eau chaude. C’est un très bon endroit pour socialiser au Japon, et j’y ai rencontré plein de monde.

Les cours commencent tout juste ici (alors que certains ont fini leurs finaux à Montréal!). La vie estudiantine japonaise, c’est pour mon prochain post!

Sayonara

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