10 jours en Thaïlande

Pendant la « recess week », au lieu de rester embarré dans ma chambre humide (et de, par le fait même, contribuer à l’odeur déjà quasi-insupportable de mes draps), j’ai décidé de faire une escapade de 10 jours en Thaïlande. Vincent, Samuel et moi nous sommes donc d’abord envolés vers Bangkok, da ns l’espoir de descendre graduellement […]

Pendant la « recess week », au lieu de rester embarré dans ma chambre humide (et de, par le fait même, contribuer à l’odeur déjà quasi-insupportable de mes draps), j’ai décidé de faire une escapade de 10 jours en Thaïlande. Vincent, Samuel et moi nous sommes donc d’abord envolés vers Bangkok, da ns l’espoir de descendre graduellement vers le Sud du pays, où nous pourrions revenir à Singapour via l’aéroport de Phuket. Même si on en entend souvent parler, personne ne sait véritablement à quoi s’attendre en visitant cette immense ville. Par chance, on avait un ami qui étudie présentement à Bangkok qui a pu nous guider dans cette abondance de chauffeurs de taxi louches et de pad thaï qui te massacrent l’estomac.

La première soirée, on nous a menés à Khao San Road. Agoraphobes, s’abstenir. Ce fût ma première expérimentation avec les très populaires « buckets » thaïlandais, une genre de chaudière dans laquelle, armé de pailles, tu bois toute sorte d’alcool mélangée. Khao San Road te permet aussi de vivre le nightlife de Bangkok, alors que les nombreux bars sont remplis comme le métro à l’heure de pointe. Par ailleurs, on peut y faire du magasinage à bon prix, ou même manger une brochette de scorpion grillé! La deuxième soirée, on s’est aveuglement dirigé vers une attraction touristique renommée pour son caractère très intellectuel (notttt) : un ping-pong show. Rien à voir avec le tennis de table proprement dit (rien à voir avec toute forme de propreté non plus). Mais bon, je vais me censurer, quand même. Informez-vous.  Puis, on a terminé la soirée au Route 66, un giga bar moins touristique, l’occasion rêvée de voir ça ressemble à quoi des jeunes Thaïlandais qui se déhanchent (c’est bin bin beau). Le lendemain, encore étourdis, on s’est dirigés d’un pas lamentable vers la gare pour prendre un train de nuit dans le but de se rendre à Surat Thani, pour ensuite prendre un ferry jusqu’à Koh Phangan.

DSCN7325Les activités à faire à Koh Phangan se résument en trois jolis mots : Full Moon Party. Pour les incultes qui pourraient ne jamais en avoir entendu parler, c’est un immense party sur la plage (jusqu’à 20 000 personnes, parfois) qui se passe à chaque pleine lune. On s’habille en fluo, on rencontre des gens de partout, on boit des buckets (encore), on fait des folies.  Bref, c’est bin tripant. Aussi, le jour, on peut louer des scooters pour explorer les routes sinueuses de l’île et apprécier la vue que le paysage nous tend gentiment. Le mélange de mal de tête, de témérité des conducteurs et de manque apparent de notion de sécurité dans ce pays fait en sorte qu’une personne sur trois sort de là avec les coudes ensanglantés et la phrase « crisse que mon scooter allait mal ! » accrochée aux lèvres.

Le ferry du retour était assez pénible, la veille t’avait assez brassé l’estomac pour te questionner à savoir par quel bord tout ça allait sortir. Malgré tout, on a finalement abouti sur la merveilleuse île de Koh Phi Phi pour relaxer un peu sur la plage, faire du snorkeling, se faire masser par des Thaïlandaises parfois trop insistantes, ou même se battre contre quelqu’un de définitivement plus expérimenté que toi au muay-thaï (oui, certains bars ont des rings de muay-thaï et laissent y monter les clients pour qui l’alcool leur procure du courage) . Koh Phi Phi est vraiment une place de jeunes, les bars sur la plage en témoignent. On peut assister à plusieurs shows qui consistent pas mal toute en un gars qui lance un bâton en feu dans les airs (assez impressionnant, tout de même). J’ai aussi eu la chance de faire de la corde à danser en feu, sans savoir qu’une épilation partielle du poil de jambe venait avec… Ça brûle vite quand même, du poil.

DSCN7329Le dernier stop du voyage, mais non le moindre, était Phuket, ville que je proclame Paradis du tourisme sexuel. À défaut d’y avoir goûté, un léger soupçon de perspicacité est suffisant pour déduire la raison du voyage de la plupart des touristes y séjournant. Anyway, outre cela, c’est clairement la place la plus touristique de la Thaïlande. Les plages sont aussi achalandées que la plage d’Oka un dimanche après-midi de la semaine de la construction (moins de douchebags au moins!). Ça rend quand même ça chaleureux. Il faisait assez chaud aussi, d’ailleurs. C’est pas pour rien qu’une petite ruelle à l’ombre m’a attiré et m’a soutiré sans que je m’en rende compte une coquette somme d’argent pour un jersey des Celtics et d’autres choses dont je n’avais évidemment pas du tout besoin.

Ouin, en me relisant, je réalise que c’était peut-être pas le voyage le plus culturel (quoique j’en ai appris beaucoup sur la culture thaïlandaise malgré tout), mais certainement un voyage inoubliable. Restez à l’affût pour d’autres périples qui seront, je le promets, plus culturellement enrichissants.

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